‹ Les origines du sénat romain:Chapitre 13 sur 116 · II. — Les agrandissements de la mile et le Septimontium · texte numérisé non relu

II. — Les agrandissements de la mile et le Septimontium

Ce doute sera suffisamment justifié si l'on considère de près la tradition sur laquelle repose cette opinion.

Il est permis de ne pas insister sur la fable de l'enlèvement des Sabines et sur le récit de la guerre entre Romulus et Tatius (5). Ce sont des détails dont on fait bon marché. Ils peuvent être faux sans que la tradition dont ils font partie cesse d'être vraie. Mais il en est autrement de l'établissement des Sabins de Tatius survie

(i) Voyez les dix tribus de Clisthène.

(2) iinw., I, 54.

(4) V. Belot, Chwal rom., I, p. 29-31, p. 399-403.

(5) V. Schwegler, Rom. Gesch., I, p. 468-478, et Belot, ChevaL rom., I, p. 30. — Les invraisemblances topographiques disparaissent s'il est faux , comme le prétend M. Jordan [Topogr,, I, 1, p. 125, etc.), que les parties basses de la ville, le Forum, le Vélabre, la vallée Murcia, aient été recouvertes par les eaux jusqu'aux travaux d'assainissement des Tarquins. C'est là, d'après ce savant, une tradition exploitée par les poètes et imaginée par les grammairiens en qu^te d'étymologies. Il est bien vrai que ces étymologies n'ont aucune valeur ; mais la question est de savoir si ce sont les étymologies qui ont fait la tradition, ou si c'est la tradition qui a suggéré les étymologies. M. Jordan convient qu'elle est du moins vraisemblable, et, après l'avoir niée, il y revient p. 129 : • Damit wird nun freilich... » Y. notre article : Becherches sur quelques gentes patriciennes ^ dans les Mélanges de l'Ecole française de Roîm^ ann. 1882.

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