LES AGRANDISSEMENTS DE LA VILLE
Capitole et le Quirinal et de leur annexion à la ville de Romulus. C'est la tradition tout entière dont il ne reste rien si ce point, qui est essentiel, est lui aussi contre uvé.
Le moyen de s'en assurer, c'est de rechercher la suite des agrandissements de la ville.
La première Rome n'a pas dépassé la limite du Palatin. Ce fut Voppidum Palatinum (I), la Rome carrée ainsi nommée car Denys (2), Plutarquo (3), Dion Gassius (4), Varron (5), Festus (6). Il n'y a pas, dans cette vieille histoire, de fait mieux établi. Il était attesté, pour le Romain de la république, comme pour celui de l'empire, par une cérémonie aussi ancienne que la ville et qui dura jusqu'au triomphe du christianisme et au delà (7). Le 15 février de chaque année, on voyait le collège des Luperci exécuter une course expiatoire autour de la ville palatine, en suivant Tantique pomerium (8) , dont le tracé, toujours délimité avec soin à cet effet, est décrit avec le plus grand détail par Tacite (9). Au témoignage des textes s'ajoute aujourd'hui celui des monuments, les fouilles de M. Rosa ayant découvert les restes d'une muraille qui ne peut être que celle de la forteresse du Palatin (10).
Après une période qui reste enveloppée dans une nuit profonde, on voit apparaître une Rome plus vaste dont le souvenir est évoqué par la fête du Septimontium, comme celui de la Rome du Palatin par la cérémonie des Lupercales. Cette fête, encore en honneur au temps de Tertullien (il), se célébrait sur les sept hauteurs dont cette' Rome avait été formée (12), en commémoration, dit,Plutai*que, de
(1) Varr.,L. L., VI, 34.
(2) II. 65. - Cf. I, 88.
(3) Rom., 9.
(4) Fr. 8, édit. Gros, I, p. 22.
.(5)Solin, I, 17.
(6) P. 258. Il est vrai que Festus l'entend dans un sens plus étroit. Il confond avec le mundus. V. Jordan, Topogr., I, 1, p. 168, n. 26.
(7) M^rquardt , Staatsverw.t III , p. 427.
(8) Ibid., p. 424.
(9) Ann., XII, 24. — Cf. Aul. Gell., XIII, 14.
(10) Jordan,. Jopo^r., I, 1, p« 172, etc.
(11) Tertull., De Idolatr., 10.
(12) Varr., I. L., V, 41.
18 LES ORIGINES DU SÉNAT llOMAIN.
l'adjonction de la septième (1). Antistius Labeo, cité par FestQs(2), en donne la liste. Ce sont : le Palatin, la Velia, le Fagutal, la Subura, le Germains, l'Oppius, le Cselius, le Cispins. Cette liste compte un nom de trop, qui est, d'après M. Becker, le Cœlius (3). Il en donne deux raisons : i® la mention du Cselius, entre TOppius et le Cispius, qui sont deux sommets de l'Esquilin (4), est suspecte. Mais à cela on peut répondre que l'ordre suivi, s'il y en a un , n'est pas géographique. Le Fagutal est séparé de la Velia par la Subura, et le Germains, qui est voisin de la Velia, ne Test point de la Subura ni de l'Oppius (5). 2^ il y a un autre texte de Festus où les hauteurs , participant à la fête du Septimontium , sont énumérées dans le même ordre , sauf le Caelius qui disparaît (6). La deuxième raison vaut mieux que la première. Elle serait décisive s'il n'y en avait d'autres excellentes pour maintenir le Caelius et exclure la Subura (7). La Subura d'abord n'est pas une hauteur. Le quartier désigné sous ce nom, dans la Rome historique, est une sorte de bas-fond compris entre les trois pointes du Quirinal , du Viminal et de l'Esquilin (8). De plus , ce quartier , comme il résulte d'un texte de Junius Gracchanus, cité par Varron (9), était au-dessous de l'ancienne ville (sub aniiqua urbe). Varron ajoute au-dessous du mur en terre des Carènes (sub muro terreo Carinarum). Or, les Carènes couvraient la pente nordouest de l'Oppius (10). La Subura était donc séparée de l'Oppius par un mur, et au-dessous de la ville veut aussi dire au dehors. Mais cette ancienne ville dont parle Varron quelle est-elle ? On sait que la Subura était inscrite dans une des quatre régions urbaines de Servius (11). L'ancienne ville, ce n'était donc pas la 'ville de Servius , mais la ville antérieure, la ville du Septimontium, la seule, du reste , qui pût être qualifiée ainsi par Junius Gracchanus, un érudit du septième siècle (12), et même par Varron, qui écrivait son traité de la langue latine en 71 1 u. c.=43 au
(1) Quast. rom.f 69.
(3) Alterth,, I, p. 124. V. sur cette question notre article cité p. 16, n. 4*
(4) md., p. 533-537.
(5) Ihid,, passim.
(7) Belot, Cheval, rom., I, p. 400.
(8) Becker, Âlterth. , I , p. 521.
(10) Becker, Alterth., I, p. 522, etc. — V. Kiepert, Àtl. antiq.^ IX.
(11) Varr., i. c.
(12) Teuflfel, Litt. lat., 138.
LE SEPTIMONTIUM. 19
plus tard (1), plus de trente ans avant Tinstitution des quatorze régions de la Rome impériale (2). Ainsi, non seulement la Subura n'était pas une hauteur, mais il est démontré qu'elle était extérieure à la ville du Septimontium. C'est donc par erreur qu'elle figure sur la liste de Labeo. Ce nom s'est introduit à côté de celui du Cselius, il s'y est substitué, parce que le Cselius formait les trois quarts au moins de la région Suburane, ainsi nommée du quartier de la Subura qui en faisait partie (3).
■Cette indication topographique, due également à Varron (4), suggère à M. Jordan (5) une hypothèse qui serait de nature à tout concilier et qu'il est permis de reprendre et de développer après lui. M. Jordan a été frappé d'une particularité qui avait passé inaperçue. Sur les quatre régions serviennes, il y en a trois, la Palatine, l'Esquiline, la Colline, dont les noms sont empruntés à la hauteur qui correspond , ou peu s'en faut , à leur superficie totale. D'où vient que, contrairement à cette règle, le nom de la quatrième rappelle, non pas le Cselius, mais le quartier relativement peu étendu de la Subura? Nest-ce pas que ce nom de Subura, ou plutôt de Sucusa , s'appliquait primitivement à toute la région, qui fut, à partir de Servius, la région Sucusane ?
Les régions serviennes, — on met à part la Colline, dont il sera question plus tard, — étaient issues d'anciens bourgs ou pagi, formant de jour en jour une masse plus compacte. La région Palatine n'était autre chose, dans le principe , qu'un pagus Palatinus destiné à devenir le noyau de la Rome future. En haut, la forteresse; en bas, les groupes de maisons (6). C'est ainsi que les historiens du siècle d'Auguste se représentaient encore ces antiques refuges des peuplades italiotes (7). C'est l'idée qu'en donnent dos ruines demeurées debout jusqu'aujourd'hui (8). Le mot Palatinus, désignant la hauteur de ce nom, est par lui-même significatif. Ce mot est un adjectif qui a fini par se substituer dans l'usage au substantif Palalium , en laissant tomber le mot pagi^ qu'il
(1) Teuffel. Litt. lat., 167.
(2) En 7i6 Ï7. C. = 8, suivant Jordan , Topogr., I , l, p. 302.
(3) Varr., l, c,
(5) Topogr,, I, p. 178, 188.
(6) Cette disposition résulte de l'écart constaté entre la ligne du pomerium décrite par Tacite {ànn. XII , 24 ) et la muraille découverte par M. Rosa. V. Jordan, Topogr,, 1, I, p. 178.
(7) Denys, IV, 15.
(8) Momms., Hist rom., trad. Alex., I, p. 52. — Cf. Marquardt, Staatsverw,, I , p. 4.
sous-entend. Il répond à Aventinus qui est notoirement dans le même cas , car l'existence d'un pagm Avenlinus est attestée jusque sous Auguste (I). C'est ainsi qu'on a dit les tribus Stellatina, Oufentina, Troraentina. La même observation concerne Tadjectif Esquillnus. Il vient d'ailleurs du mot Esquilix , qui a la forme d'un nom de ville (Urb-i7ia?, Cut-i/ia?) et qui est encore employé comme tel dans la langue classique (ire Esquilias) (2). Quant au •pagus Sucusanus) on peut se dispenser de conjectures. Il est mentionné par Varron (3). Palatium, Esquiliae, Sucusa, voilà des noms dont l'étymologie est incertaine , mais qui différent nettement par la forme de ces trois autres : Cselius, Oppius, Cispius. Ils sont identiques, ces trois derniers, aux noms de trois génies, dont ils rappellent la demeure dans la Rome patricienne. A ce titre, ils peuvent être considérés comme relativement modernes. Et de même que le Cispius et l'Oppius désignaient deux sommets de l'Esquilin, c'est-à-dire deux points du pagus Esquilinus, de même le Caelius ne désignait peut-être qu'une partie du pagus Sucusanus.
Mais on avait gardé le souvenir du 'pagus Sucusanus, tandis qu'il n'existe aucune allusion au pagus Esquilinus ni au pagus Palatinus. Et pourtant il n'a été rien changé aux noms de Palatin et d'Esquilin , tandis que dans la Sucusa c'est le nom de Cselius qui a prévalu. Il est facile de rendre raison de cette bizarrerie apparente. Ce mot de pagus se disait exclusivement des agglomérations rurales ou suburbaines. A mesure qu'un pagus était annexé à la ville , il cessait de mériter ce nom. Le pagus Aventinus n'a subsisté si longtemps que parce que l'Aventin , tout en étant compris dans l'enceinte de Servius (4) , avait été laissé en dehors des quatre tribus (5). Il n'en fut plus question du jour où cette hauteur fut inscrite dans les quatorze régions d'Auguste, remplaçant les quatre tribus serviennes (6). Le pagus Janiculensis (7),
(1) Uenzen, 6010.
(2) Jordan, Topogr.f l, 1, p. 184, n. 55.
(4) Jordan, Topogr., I , l , p. 231-232.
(5) Varr., L L, V, 41-55.
(6) L'inscription qui nous fait connaître le pagiu Aventinus (Henz., 6010) est antérieure à la transformation du vigintisexvirat en vigintivirat que M. Mommsen place en 734 U. C. = 20 av. J.-O. (Staatsr. , I . p. 529). M. Jordan place l'institution des quatorze régions en 746 Cf. C. = 8 (Y. p. 19, n. 2). Elle a . du reste , l'orthographe des premières années d'Auguste (Borghesi , BuU. déU' Inst., 1842, p. 104.
(7) C. L L., I, 801, 802. V. Detlefsen , Bull. deW, Inst., 1861 , p. 48-63. .
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le pagus Montanus , situé sur rKsquilin , hors la porte Esquiline (1), disparurent pour la même raison (2). On comprend donc que le pagus Palatinus, le pagus Esquilinus et la majeure partie du pagus Sucusanus, ayant formé une même ville avant Servius, aient cessé dès lors d'être des pagi. Seul, le pagus Sucusanus ne fut pas supprimé tout entier, mais considérablement réduit et refoulé en quelque sorte du plateau dans la vallée. On en détacha reitrémité qui longeait PEsquilin, et on la sépara de la ville par Je mur des Carènes. Ce fut un faubourg auquel demeura le nom de pagus Sucusanus , tandis que la partie urbaine prit celui de Cœlius, qui prévenait toute confusion. Le pagus Sucusanus continua de s'appeler ainsi, jusqu'à ce que, ayant été annexé par Servius, il devint lui aussi un quartier de la ville, le quartier de la Subura (3). Mais , même alors , les habitants de la Subura se souvinrent toujours qu'ils avaient été des pagani^ car ils furent toujours exclus de la fête , célébrée par les habitants de l'antique Sepfcimontium. Ce souvenir ne pouvait persister de même chez ces derniers. La fête , au lieu de leur rappeler le temps où ils avaient formé des pagi distincts, contribuait plutôt à le leur faire oublier.
Il résulte de ce qui précède qu'il faut maintenir la Subura sur la liste d'Antistius Labeo. Mais , qu'on adopte ou non cette opinion , il reste acquis que le Cselius faisait partie de la ville du Septimontium. Cette ville équivalait donc à l'ensemble figuré par les trois hauteurs du Cselius , de l'Esquilin , du Palatin. En d'autres termes, elle équivalait, sauf le pagus Sucusanus, à trois des quatre tribus créées par Servius : la Palatine, l'Esquiline, la Sucusane. Elle ne laissait en dehors que la Colline , comprenant le Quirinal et le Viminal , dont l'annexion , opérée en dernier lieu, constitua la Rome de Servius.
(1) C. i. L, VI, 3823. — V. Lanciani, Bull, délia Commiss. arch. municip. , 1875, p. 190-203. Ces inscriptions appartiennent toutes à l'époque républicaine. Il en est de même de l'inscription qui nous fait connaître deux pagi, dont l'emplacement ne peut être fixé (C. i. I.,. I. 804). Quoi qu'en dise M. Jordan (Topogr,, 1, I» p. 278, n. 43), on ne connaît point depa^u^ CapUolinus. C'est peutêtre que le Capitole , tout en étant en dehors des tribus seryiennes, était enclos dans le pomerium (V. 2" partie, ch., I, § 5). Sur le CoUegium Capitolinorum , V. Momm<«en , C. /. £.., I, 805.
(2) V. Detlefsen , l. c, p. 53. — Cf. le pagus Âugustus felix Suburbanus en dehors de Pompéi. Nissen , Pompeian,, Stud , p. 379.
(3) C'est peut-être ce qu'il faut entendre par ces mots de Tite-Live : « Auget EsquiUas. » 1 , 44.
Si le Septimontium formait une ville, il avait un pomerium. Les Romains n'en concevaient point qui en fût dépourvue. Il est vrai que ce pomerium n'est mentionné nulle part parmi ceux qui se sont succédé depuis Romulus jusqu'à Hadrien (I). Il n'a pas été, comme celui de la ville palatine, respecté par la piété des générations. C'est que la ville palatine avait un caractère à part. Elle était le centre autour duquel les bourgades voisines s'étaient groupées, si bien que la fête des Palilia , qui était propre au Palatin, finit par être adoptée de Rome entière et considérée comme l'anniversaire de la fondation de la ville (2). Aussi quand les habitants du Septimontium durent substituer un nouveau pomerium à l'ancien, loin d'effacer celui-ci, ils voulurent en perpétuer la mémoire, par une cérémonie confiée au zèle d'une des plus nobles familles de la cité (3). Mais le nouveau pomerium n'avait pas les mêmes titres à la vénération publique. Il fut délaissé pour celui de Servi us, comme celui-ci pour le pomerium deSylla, avec cette différence que le pomerium de Servi us, ayant subsisté durant des siècles et jusqu'en des temps pleinement historiques, il en est resté une idée très exacte. Au reste , les textes ne sont pas absolument muets sur celui ou ceux qui l'ont précédé. On lit dans Tacite : «... forumque et Capitolium non a Romulo , sed a Tito Tatio additum urbi credidere. Mox pro fortuna pomerium auctum (4). « Mox semble indiquer que dans la pensée de l'auteur il ne s'agit pas de l'extension attribuée à Servius, mais d'une ou de plusieurs autres qui ont suivi de plus près.
La ville du Septimontium, pour être enclose dans un pomerium, n'était pas protégée par une enceinte continue; quelques points seulement étaient fortifiés : les Carènes , que garantissait leur mur en terre (5) ; le pagus Sucusanus, qui couvrait l'Esquilin (6) ; le Quirinal , où s'élevait le Capitole (7) , et peut-être du
(1) Jordan /Topogr,, I, 1, p. 319, n. 17, et p. 324-327.
(2) V. Schwegl., Rom, Gesch,, 1, p. 444.
(3) La gens Quinctia. V., 2» partie, ch. I, § 5.
(4) Ann,, XII, 24. Cf. Denys, IV, 13. — V. Jordan , Topogr,, 1, 1, p. 320 et 319, n. 17. Cf. p. 202, n. l.
(5) Varr.. L I., V, 48.
(6) Fest., p. 309. — A moins cependant que la tradition rapportée par Verrius Flaccus n'ait été imaginée par lui ou quelque autre pour justifier l'étymologie Sucusaf succurére. Le /Ole stratégique du pagus Sucusanus n'apparaît pas très nettement dans le texte de Festus.
(7; Varr., L L., V, 158.
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côté de TEtrurie le Janicale (1) et le mont Tarpéien (2). Ancus Marcius avait, dit-on, creusé le fossé des Quirites, dont les historiens ne se rappellent guère que le nom (3), et construit sur l'Aventin un mur qui devait se relier un jour aux grands travaux entrepris par les Tarquins (4). A Tintérieur, les trois anciens pagi conservaient sans doute leur physionomie particulière. La citadelle du Palatin était restée debout (5), ouverte aussi aux habitants de TEsquilin et du Caelius. On ne sait si les restes de fortification (Recouverts sur cette dernière hauteur et étrangers à l'enceinte de Servius appartiennent à la même époque (6).
Quand on considère cette ville composée de trois bourgades, on pourrait être tenté do les identifier, l'une avec la tribu des Ramnes , l'autre avec la tribu des Tities , la troisième avec celle des Luceres. Mais ce serait une conjecture sans aucun fondement. Il faut se résigner à ignorer l'emplacement des tribus primitives. Il semble même qu'au point où nous sommes parvenu, elles n'existaient plus qu'à l'état de divisions politiques. La tradition montre, dès l'origine, les sanctuaires des trente curies réunis sur un même point, au lieu d'être dispersés par la ville (7). Il est permis d'en conclure que, de bonne heure, les tribus, comme les curies, qui en étaient les subdivisions, ne représentèrent plus des quartiers distincts. C'est le môme phénomène qu'on observe plus tard pour les tribus serviennes. Des deux côtés , il tient à une même cause, qui n'est pas seulement le mouvement naturel de la population. Car, si l'on admet que les habitants des pagi annexés ont été inscrits successivement et pêle-mêle dans les trois tribus préexistantes , il est clair que celles-ci ont dû perdre leur caractère géographique, tout comme les trente-cinq tribus quand elles ont reçu les vaincus de l'Italie et du monde entier (8). De là vient que le sol romain n'a conservé aucune trace de sa distribution
(1) T. L.. I, 33. Deny8, III, 45. — V. Jordan, Topogr., I. 1, p. 242, etc. U ne peut être question que d'un poste avancé.
(3) T. L. , 1 , 33. Fest. , p. 254. Cf. Aurel. Vict. , Vir. tW., 8. — V. Ampère , Hist, rom. à Rome, II, p. 26-27.
(4) T. L., l. c. Denys, III, 43. Flor., 4.
(5) Jordan, Topogr., I, 1, p. 172.
(6) /btd., p. 179 et p. 206.
(7) Fest., p. 174. Varr., £. L., V, 155.
(8) M. Mommsen , remarquant que les chapelles des Argces forment trois couples dans les quatre régions de la ville de Servius, suppose que ces régions se subdivisaient en trois districts affectés aux trois tribus. C'est une conjecture. {Hist. rom,, trad. Alex., I, p. 72).
primitive. De là vient aussi que ce mot de tnbu a pu, sans danger de malentendu, survivre à Tancienne organisation et s'appliquer aux quatre régions de Servius. Quand Denys oppose aux tribus locales les tribus génétiques (1), il ne faut pas comprendre que les tribus génétiques n'ont pas été aussi des tribus locales , mais qu'elles avaient cessé de l'être depuis longtemps.