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(3) Dans son édition de T. L,
(4) inn.. 11,59.
(5) XYI. 17.
(6) xxxm, 3e.
il est très probable que l'emploi qu'il fait de cette épithète est prématuré , mais à plus forte raison faut-il pour l'expliquer consulter la langue que Ton parlait de sou temps. On lit aussi dans l'histoire de la guerre d'Alexandrie : Ceciderunt eo praelio splendidi atque illustres viri nonnulli équités romani (1). » L'épithète splendidi est placée en premier lieu pour cause de gradation, car elle exprimait une dignité inférieure. Sous l'empire , on la voi^ portée par des chevaliers qui n'étaient pas assurément de nais* sance sénatoriale (2). M. Belot croit que sous la république elle désignait les chevaliers equo publico qui n'étaient pas fils de sénateurs. Mais c'est peut-être trop presser des termes qui n'avaient encore rien d'officiel. Il est plus juste de dire , avec le même historien, que le mot splendor s'applique plutôt à l'éclat de la fortune qu'à l'illustration de la race. Dans ce sens il est vrai qu'il convenait mieux à ceux des chevaliers qui n'appartenaient pas à une des familles du Sénat (3).
Quoi qu'il en soit , si le mot à'equites illustres peut être considéré comme un anachronisme à l'époque de la deuxième guerre punique , il u'en est pas de même de la distinction qu'il établit entre les deux classes de chevaliers equo publico. Elle est attestée par des textes trop nombreux et trop concluants pour qu'on puisse la révoquer en doute. On lit au vingt et unième livre de Tite- Live : « Annibal , à son arrivée chez les Ligures , reçut de leurs mains , comme gage de leur paix et de leur alliance , deux questeurs romains, C. Fulvius et L. Lucretius, avec deux tribuns militaires et cinq membres de l'ordre équestre, presque tous fils de sénateurs (4). » Ainsi Tite-Live a soin de mettre à part dans l'ordre équestre les fils de sénateurs. Et par ordre équestre , il entend , non pas la première classe du cens , mais les chevaliers equo publico qui composaient les dix-huit centuries. Il mentionne, en efifet, quelques lignes plus haut, parmi les morts du combat de Plaisance , trois cents cavaliers et plusieurs membres de l'ordre équestre (5). Le texte suivant de César doit être rapproché du précédent. Il s'agit d'une expédition tentée par Afranius : « Il y avait dans le nombre des jeunes gens de noble
(2)0relii, 140, 1856, 4586, 5037. Y. 3108 an eques splendidus, pfere de sônatear.
(3) Chev. rom., l, p. 214.