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(2) Ibid., 4.
(7) Cheval, rom,, I, p. 221.
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mais qui a été si fort amplifiée par l'imagination populaire. Qu'Annibal ait envoyé à Garthage ces dépouilles témoignant de rétendue de sa victoire, il se peut. Mais combien y en avait-il? Tite-Live prâte lui-môme à Magon une parole qui ramène à une plus juste mesure la tradition dont il se fait Técho. Il lui fait dire que les premiers d'entre les chevaliers {primores equitum) portaient seuls cet insigne (1). M. Weissenborn , fidèle à une opinion que Ton a déjà contestée, pense que Tite-Live oppose encore une fois dans cette phrase la chevalerie çquo publico à la cavalerie légionnaire. Mais il paraît plus naturel d'identifier ces primores avec les illustres dont il a été question plus haut.
Sans doute ce n'est là qu'une conjecture ; mais , en fait , on ne connaît pas de textes permettant d'affirmer que l'anneau d'or était, au sixième siècle de Rome et même plus tard , d'un usage commun à tous ceux qui figuraient dans les dix-huit centuries. Tite- Live rapporte, à propos du procès des censeurs G. Glaudius et et Tib. Sempronius (585 u. c. = 169), une scène semblable à celle qui se passa lors de l'élection de l'édile Flavius : « Les premiers citoyens (principes civitatis) déposèrent leurs anneaux d'or (2). » On verra tout à l'heure que ces premiers citoyens ne pouvaient être que les sénateurs et les chevaliers de noblesse sénatoriale. Âppien raconte que Scipion , après un combat de la troisième guerre Punique (605 u. c. = 149), envoya prier Asdrubal de faire ensevelir les tribuns légionnaires, et qu'on les reconnut à l'anneau d'or par où ils se distinguaient des officiers d'un grade inférieur (3). Ges tribuns étaient , pour la plupart , des sénateurs ou des jeunes gens de famille sénatoriale (4), et s'il y en avait de famille équestre , ceux-ci ne devaient pas être sur le même pied que les simples chevaliers. On n'ignore pas, en effet, que les tribuns des quatre légions ordinaires étaient assimilés aux magistrats sénatoriaux (5), ce qui ne pouvait manquer de rehausser, par conlre-coup, la dignité des tribuns des autres légions (6).