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(3) De R, Pun.. VIII, 104.
(4) Marquardt, StaaUverw., II, p. 355.
(5) Ux repetund. , C, L L. , I, p. 58 , II , VIII , etc. (631 U. C. =: 123 , ou 632 V, C. = 122). — Cf. Oie, Pro Cluent., 54.
(6) Sur les phalères d'argent qui distinguaient , au temps de la deuxième guerre punique, les anciens magistrats curules à l'exclusion de ieurs fils, V, p. 86 , 87.
DU ROLB POLITIQUB DES SIX GBNTURIBS. 63
II. — Les six centuries sénatoriales. — Leur rôle politique (1).
Ces deux classes de chevaliers étalent-elles distinguées uniquement par cet insigne? En d'autres termes, les chevaliers de famille sénatoriale étaient-ils mêlés avec les autres , ou y avait-il des centuries qui leur fussent spécialement affectées? C'est ici qu'il faut revenir à Thistoire dos six centuries primitives.
La persistance des six centuries jusqu'à la fin de la république «st formellement attestée par Tite-Live dans un texte déjà cité : « Tarquin laissa le nom de Ramnes, de Tities, de Luceres aux nouveaux incorporés, en y ajoutant seulement la qualification de derniers (posteriores). Ces trois centuries sont les mêmes que l'on appelle aujourd'hui les six centuries , parce que depuis elles ont été scindées (2). »
Elle ressort également, pour le milieu du septième siècle, des paroles que Cicéron prête à ScipionEmilien : « Tarquin l'Ancien donna au corps équestre l'organisation qu'il a maintenue jusqu'à nos jours (3). d Dans cette organisation les six centuries étaient mises à part des douze autres.
Ces six centuries s'appelaient encore les six suffï*ages (sex suf" fragia), paj«e que dans les dix-huit suffrages alloués aux dix-huit centuries équestres , les six centuries avaient un vote particulier. Ceet ainsi que les appellent Cicéron (4) et Festus (5) , dans deux passages qui ont donné lieu à de nombreuses controverses.
M. Mommsen soutient, à propos du texte de Festus, une opinion paradoxale (6). Ce texte est le suivant : « Sex suffragia appellantur in equitum centuriis quse sunt adfectae ei numéro centuriarum quas Priscus Tarquinius constituit. » La leçon adfectx ne présentant aucun sens et étant manifestement corrompue, M. Mommsen adopte la correction d'Orsini « adjectœ » qu'il considère comme indiscutable. Il en conclut , contrairement à Titelive (7), que les six centuries sont de création postérieure aux douze autres. Comment cette théorie, aussi contraire aux textes qu'à la logique, a-t-elle pu naître dans l'esprit de l'éminent historien? C'est qu'elle rentrait mieux dans un système qui n'admettait
(1) V. Belot, Cheval, rom., I, pastim, ' (2)1.36,
(3) De Rep,, 11, 20.
(4) UHd,, 22. Le texte est mal établi, mais le sens est claii*.
(6) nom. Forsch,, î, p. 139, 140.
(7) I, 43. — Cf. Cic, De Bep., H , 20.
pas de corps exclusivement patricien. Mais ce n*est pas seulement Tite-Live, c'est aussi Cicéron qui nous apprend que le dédoublement des trois centuries primitives a été suivi de la création des douze autres (l). Qui ne voit d'ailleurs que les six centuries, tirées des trois tribus des Ramnes , des Tities et des Luceres , n'ont pu sortir que des entrailles de la cité patricienne? Leur histoire ainsi conçue suit une marche régulière et naturelle. Elle ne se comprend plus autrement.
Quelques commentateurs ont essayé de mettre Festus d'accord avec Tite-Lî ve en lisant : « effectx eo numéro » ou « ea? numéro (2) ; » mais cette correction qui a le tort de différer sensiblement du texte manuscrit n'a même pas l'avantage d'offrir un sens satisfaisant. Il vaut mieux s'en tenir à la première « adjectœ » et convenir que Festus s'est trompé, en expliquant pourquoi.
Il y a dans l'histoire des comices centuriates deux périodes où ils se présentent sous un aspect très différent. On sait quel était l'ordre du vote dans l'organisation servienne, avant la grande réforme que l'on place d'ordinaire en l'an 513 u. c. =241 . Les chevaliers votaient en tête , et après eux les quatre-vingts centuries de la première classe. Aussi les dix-huit centuries équestres, investies de ce privilège, portaient-elles le nom de centuries prérogatives, ou que l'on interrogeait en premier (prxrogativx). Mais à partir de 513 u. c. = 241 , il n'y eut plus qu'une centurie prérogative, tirée au sort parmi celles de la première classe, à l'exclusion des centuries équestres. Ces dernières ne votaient qu'ensuite, et après elles les soixante-neuf restantes de la même classe (3). Ce changement dans la forme du vote s'étendit aux six centuries don t le tour se trouva aussi déplacé.
Elles étaient comprises dans les prérogatives et votaient avant les douze autres. A ce titre le nom de prérogatives leur était plus particulièrement appliqué. C'est du moins ce qui semble résulter d'un passage de Tite-Live souvent et diversement commenté (4). Il s'agissait d'élire les consuls pour l'année 459 u. c. = 295. Déjà les centuries prérogatives et toutes celles qui étaient appelées les
(2) Rein., QwBstiones TuiUanx , p. 9. Id., Pauly's Real, Encyk.^ III, p. 211. Marquardt , Histor, equit. Rom. , p. 5 , n. 15. — Y, Belot, Cheval ,' I , p. 387. Append .
(3) V. Willems, Droit puUie, p. 160-166.
(4) X, 22. — V. Huschke, Die Verfastung des Servius Tuttius^ p. 621. Peter, Spoehen der Verfoisuntgetchiehêe der romiiehen Republikfp, 196. Becker, Alterth,^ II. m, p. 4.