XL
(4) V. Weissenborn, T. L., i. c.
(5) Philipp., IX, 2.
(7) V. le cognomen Lucillus dans la gens Nautia, p. 149.
(8) C'est aussi l'opinion de M. Willems, Sénats I, p. 78.
(9) Denys, VII, 1.
(10) Pour T. Geganius, cos. en 262 u. c. = 492, on lit dans Denys (VII, 1)
GENVCIA. — T. Genucius L. f. L. n. Augurinus cos. et Xvir en 303 u. c. = 451 a deux fils (?) : T. Genucius Augurinus, sénateur (1), et M. Genucius Augurinus cos. en 309 u. c. = 445. Ce dernier a pour petit-fils Cn. Genucius M. f. M. n. tr. m. c. p. en 355 u. c. = 399 , II en 358 d. c. = 396, qui s'appelle encore Augurinus (2).
LUGRETIA. — Les incertitudes touchant la succession des consuls dans les premières années de la république rendent la généalogie de cette gens très difficile à débrouiller au début. Le premier des Lucretii est Sp. Lucretius Tricipitinus cos. en 245 u. c. =509 , mort dans l'exercice de sa magistrature. Parmi les nombreux consuls de cette année on rencontre T. Lucretius Tricipitinus cos eu 246 u. c. = 508, II en 250 u. c = 504. L. Lucretius T. f. T. n. Tricipitinus cos. en 292 u. c. = 462 doit être son petit-fils. Puis vient Hostius Lucretius Tricipitinus cos. en 325 u. c. = 429 qui a pour fils P. Lucretius Hosti f. Tricipitinus tr. m. c. p. en 335 u. c. = 419 , II en 337 u. c. = 417. L. Lucretius Flavus Tricipitinus cos. en 361 u. c. = 393, tr. m. c. p. quatre fois de 363 u. c. = 391 à 373 u. c. = 381, est le dernier Lucretius patricien. On ne peut pas conclure du cognomen Flavus qu'il appartienne à un rameau détaché.
MENENIA. — Agrippa Menonius C. f. (3) Lanatus cos. en 251 u. c. =503 a pour fils (4) T. Menenius Agripp. f. C. n. Lanatus COS. en 277 u. c. =: 477, et très probablement pour petit-fils , par rintermédiaire d'un Agrippa resté inconnu, T. Menenius Agripp. f. Agripp. n. Lanatus cos. en 302 u. c. = 452, II en 314 u. c. = 440. Il y a incertitude sur le prénom de ce dernier que Tite-Live appelle C. lors de son premier consulat (5) et L. lors de son second (6) , tandis que Denys lui donne la première fois le
Ka(jLépivo<. Mais c'est sans doute une transposition de lettres due à l'inadvertance de l'auteur ou d'un copiste. Toutes les autres sources donnent Macerinus.
(1) Frère du consul de 309 u. c. = 445 (Denys, XI, 60), et d'après son prénom fils du Xvir.
(2) Sur le cognomen Augurinus dans la gens Genucia et dans la gens Minucia, V. notre article cité p. 16, n. 4.
(3) Denys, VI, 69.
(4) /d., IX, 27. T. L.. Il, 52.
prénom L. (î). Mais s'il s'apî^»€lle T. ainsi qu'il ressort des Fastes Capitolins, il est pore dWgrippa Menenius T. f. Agripp. n. Lanatiis COS. en 315 u. c. = 439, tr. m. c. p. en 335 u. c. = 419, II en 337 c. c. = 417. On ne peut rien affirmer sur l'ascendance de L. Menenius Lanatus tr. m. c. p. quatre fois, entre 367 u. c = 387 et 378 u. c. =376 i2).
MINUCIA. — M. Minucius Augurinus cos. en 257 u. c. = 497 a pour fils P. Minucius M. f. Augurinus cos. en 262 u. c. = 492 , ainsi qu'il résulte de l'ascendance des deux frères, L. Minucius P. f . M. n. Esquilinus Augurinus cos. en 296 u. c. = 458, et Q. Minucius P.f. M. n. Augurinus Esquilinus cos. en 297 u. c. = 457. Ces deux personnages ont ajouté un nouveau cognomen à celui que leur avaient légué leur père et leur grand-père; mais ce nouveau cognomen leur étant commun ne signifie pas que la gens se soit fractionnée (3).
NAUTIA. — Sp. Nautius Rutilus cos. en 266 u. c. = 488 et C. Nautius Sp. f. Sp. n. Rutilus cos. en 279 u. c. = 475 , II en 296 u. c. = 458, paraissent être, à première vue, Tun le père, l'autre le fils. Pourtant M. Haakh voit en eux deux frères, Sp. étant l'aîné et C. le cadet (4). Cette conjecture est suggérée par l'ascendance de Sp. Nautius Sp. f. Sp. n. Rutilus tr. m. c. p. en 335 u. c. = 419, II en 338 u. c. = 416 , III en 350 u. c. = 404. Si en effet celui-ci représentait la troisième génération, il serait C. f. Sp. n. Par conséquent , il doit être le fils de Spurius cos. en 266 u. c. = 488 et le neveu de Caius. On remarquera néanmoins que l'on peut supposer à Sp. un deuxième fils, héritier du prénom paternel et père du Spurius qui fut trois fois tribun consulaire. Ainsi l'on pourrait maintenir entre le premier Spurius et Caius le rapport de parenté qui paraît le plus naturel , étant donné les dates de leurs magistratures respectives. On rencontre à la même époque un Sp. Nautius Rutilus tr. m. c. p. en 330 u. c. = 424. Les Fastes Capitolins faisant défaut, son ascendance, dont les auteurs ne disent rien , n'est pas connue. On ne peut Fidentifier
(2) V. dans Val.Max.,yiI, VITI, 2, L. Menenius Agrippa. Le prénom est devenu cognomen.
(3) On remarquera pourtant que le cognomen Augurinus manque dans les Fast. Cap. pour Quintus. Mais il est donne par le Ghron. de 354.
(4) Pauly, Encyhl, V., p. 477.
avec le précédent. La numérotation des quatre tribunats consulaires auxquels se trouve attaché le prénom Sp. no le permet pas. En effet, le troisième, celui de 338 u. c. = 416, porte dans Tite-Live (1) le numéro deux , et le quatrième, celui de 350 u. c. = 404, a le numéro trois dans les Fastes Capitolins. On ne peut pas davantage faire de ces deux personnages deux frères, puisqu'ils ont le même prénom. Restent deux hypothèses : ou bien Tun des deux est le père, l'autre le fils ; ou bien ils appartiennent à deux lignes collatérales. Dans ce deuxième cas, le Spurius dont Tascendance n'est pas indiquée pourrait être fils de Gains cos. en 219 v. c. = 475, II en 296 u. c. = 458, et celui-ci serait, par son intermédiaire, grand-père de C. Nautius Rutilus COS. en 343 u. c. = 416 (2). De ce Gains descend peut-être un autre Gains , C. Nautius Rutilus consul cent vingt-quatre ans plus tard, en 467 u. c. = 287. Enfin , c'est aussi dans le courant du cinquième siècle, en 438 u. c. = 316, que le consulat est exercé par Sp. Nautius Sp. f. Sp. n. Rutilus, qui sans doute descend de l'un des deux Spurii dont il vient d'être question (3).
On remarque dans la gens Nautia la même confusion que l'on a déjà vue se produire dans la Lartia entre deux cognomina offrant un sens analogue (4). Mais , cette fois , les deux cognomina qui sont pris l'un pour l'autre sont identiques. G. Nautius Rutilas cos. en 279 u. c. = 475 est appelé Rufus par Diodore (5) qui, du reste, lui restitue le cognomen Rutilus lors de son deuxième consulat, en 296 u. c. == 458 (6).
Le dernier Sp. Nautius cos. en 438 u. c. = 316 a dans le Ghron. de 354 le cognomen Lucillus , contrairement à toutes les autres sources, y compris les Fastes qui lui donnent celui de Rutilus. Il doit y avoir là une erreur.
QUINGTILIA. — Gette gens débute dans l'histoire au quatrième siècle par deux collatéraux , Sex. Quinctilius Sex. f. P. n. Varus COS. en 301 u. c. = 453, et M. Quinctilius L, f. L. n. Varus tr. m. c. p. en 351 u. c. = 403. Elle garde le même cognomen jus- Ci) IV. 47.
(2) Diodore l'appelle Sp. XIII, 68.
(3) Sp. Nautius (T. L., X, 40. 461 u. c. = 293) est peut-être son père. Un autre Sp. Nautius, sans cognomen , est signalé par Pline en 316 u. c. = 438 , H. N., XXXIV. 6, édit. Detlefsen.
(4) Rufus et Flavus.
que sous le règne de Tibère où elle disparaît dans la personne de P. Quinctilius Varus cos. en 741 u. c. = 13, accusé en 27 ap. J.-C. (1). Dans son existence six fois séculaire, elle est représentée par onze personnages qui s'appellent tous Varus (2).
SBMPRONIA. — A. Sempronius Atratinus cos. en 257 u. c. = 497 , II en 263 u. c. = 491 , a deux fils qui ont tous deux le même cognomen Atratinus , Aulus tr. m. c. p. en 310 u. c. = 444, otLucius consul la même année (3).Ce dernier a pour fils A. Sempronius L. f. A. n. Atratinus tr. m. c. p. en 329 u. c. = 425 , II on 334 u. c. = 420, cos. en 338 u. c. = 416. A. Sempronius Atratinus mag. eq. en 374 u. c. = 380 (4) est peut-être fils du précédent ou son petit-fils. C. Sempronius Atratinus cos. en 331 u. c. = 423, cousin germain par son pkre(patruelis) de Aulus L. f. A. n. (5), est fils par conséquent de A. Sempronius A. f. Atratinus tr. m. c. p. en 310 u. c. =: 444, à moins qu'il n'ait pour père un troisième fils inconnu de A. Sempronius le chef delà race, le consul de 257 u. c. = 497 (6).
Il y a des gentes dont les divers cognomina , au lieu d'apparaître simultanément, se succèdent de telle sorte que le plus récent est toujours le seul. Ces gentes se sont-elles ou non fractionnées ? En d'autres termes, sommes-nous en présence de plusieurs familles qui, par un merveilleux hasard, ou une entente plus extraordinaire encore, se seraient régulièrement effacées l'une devant l'autre , ou bien n'avons-nous affaire qu'à une famille, toujours la même, qui aurait changé plusieurs fois de cognomen dans le cours de son existence ? La question reste douteuse , mais on a le droit de la poser.
Ce sont les gentes :
JUIjIA. — Cette gens se partage, dès le principe, en deux branches qui ont le même cognomen Juins.
L. Julius, personnage qui n'est pas connu directement, a pour fils C. Julius L. f. Juins cos. en 265 u. c. =489, et pour petit-fils
(1) Tac. Awn,t IV, 66. V. Willems, Sénat, I, p. 618, n. 10. ra Pauly. Encykl., VI, p. 372.
(3) V.Denys, XI, 62.