W., IV
(6) Les Sempronii Atratini du dernier siècle de la république ne sont très probablement pas patriciens. V. Willems. Sénat, I. p. 79, n. 5.
LE DÉVELOPPE&UBNT DBS GENTB8 PATRICIENNES. 151
G. JuliusC. f. L. n. Juluscos. eii272u. c. = 482etXviren303u. c. = 451 (1). Il est père sans doute de C. Julius Julus cos. en 307 u. c. = 447 , II en 319 u. c. = 435 (III en 320 u. c. = 434?).
L'auteur de la deuxième branche est Vopisc. Julius Julus cos. en 281 u. c. = 473. Il a deux fils : 1® L. Julius Vopisc. f. Julus tr. m. c. p.en 316 u.c. =438, cos. en 324 u. c. = 430, père de L. Julius L. f. Vopisc. n.tr. m.c.p. en 351 u.c. = 403, lien 353 u. c. =401 (2). L. Julius tr. m. c. p. en 366 u. c. = 388, Il en 375 u. c. = 379, est peut-être fils du précédent. 2® Sp. Julius, connu par son fils C. Julius Sp. f. Vopisc. n. cos. en 346 u. c. = 408, duquel descend probablement C. Julius dictateur en 402 u. c. '=z 352 (3). Reste Sex. Julius Julus tr. m. c. p. en 330 u. c. = 424 dont le prénom ne fournit aucune indication pour le rattacher à l'une ou à l'autre branche.
C. ou Cn Julius Mento cos. en 323 u. c. = 431 est le seul qui, au quatrième siècle, se présente avec un cognomen autre que Julus. A-t-il fondé une famille distincte restée obscure après lui ? Serait-ce par hasard un fils de C. Julius Julus cos. en 307 u. c. = 447 , II 319 u. c. =: 435 , qui aurait simplement échangé contre un autre le cognomen paternel ? Ou bien le cognomen Mento ( au menton saillant) ne serait-il qu'un sobriquet personnel s'ajoutant au surnom gentilice de Julus ? On comprend qu'il n'y a pas moyen de se prononcer entre ces hypothèses. On remarquera seulement que les Fastes Capitolins manquent, en sorte que l'emploi simultané des deux cognomina n'a rien d'impossible.
L. Julius tr. m. c. p. en 366 u. c = 388, II en 375 u. c. c=a 379
(1) Il ne peut être le frère du consul de 265 o. c- = 489, puisqu'il porte le même prénom, et il ne peut pas non plus lui être identique, puisque son consulat de 272 u. c. = 482 n'est pas accompagné de la note bis. V. C. 2. I., I, p. 443, ann. 272. Le Chron. de 354 pour l'année 272 u. c. = 482 l'appelle Pelos? Il y a là, peut-être, une altération du texte, ou plutôt un cognomen purement personnel (Pilosus? Klausen, ^neas und die Penaten,Tp. 1060) s'ajoutant à celui de Julus que lui donne Denys (VIII, 90). L'identité du personnage avec le déccmvir G. f. L. n. Julus trancherait la question. Malheureusement elle n'est que probable.
(2) Bien que le deuxième tribunat ne porte pas la note bis, l'identité du tribun de 351 u. c. = 403 avec celui de 353 u. c. = 401 ne parait pas douteuse. L'ascendance indiquée pour le second ne permet pas de voir en lui le fils du premier, et, d'autre part, celui-ci ne peut être le frère du tribun de 316 u. c. = 438 (cos. en 324 n. o. = 430), car ils ont le même prénom. Ainsi, on ne peut le placer dans la série ni à côté du premier Lucius, ni entre le premier Lucius et le second. Il faut donc l'identifier avec l'un des deux , et naturellement avec celui duquel il se trouve le plus rapproché par la date.
152 LES ORIGINES DU SÉNAT ROBfAIN.
est le dernier du nom surnommé Julus. Cent douze ans plus tard, en 487 u. c. = 267, apparaît, avec un collègue plébéien, le consul patricien L. Julius L. f. L. n. Libo qui, par son prénom et son ascendance , paraît se rattacher au précédent.
Enfin, cinquante-neuf ans plus tard, en 546 u. c. = 208, Tite- Live signale le premier Caesar , Sex. Julius Caesar préteur (1).
PINARIA. — P. Pinarius Mamertinus Rufus côs. en 265 u. c. = 489 et L. Pinarius Mamertinus Rufus cos. en 282 u. c. s=! 472 ouvrent l'histoire de la gens. L'identité du prénom conduit à voir dans P. Pinarius censeur en 324 u. c. = 430 (2) le fils ou le petit-fils du premier , et dans L. Pinarius Mamertinus tr. m. c. p. en 322 u. c. == 432 le fils ou le petit-fils du second. Ce dernier Lucius n'a, à notre connaissance, que le cognomen Mamertinus , parce que les Fastes Capitolins font défaut à son endroit et que le Chron.de 354 ne donne jamais qu'un cognomen. LesFasti Hisp. et la Chron. Pasch. manquent également, et Diodore ne mentionne même pas ce personnage. Tite-Live lui donne le cognomen Mamercus qui est identique à Mamertinus ; mais on sait qu'il lui arrive rarement de donner les deux cognomina, 11 y a donc lieu d'attribuer à l'insuffisance des documents l'absence du deuxième cognomen Rufus. Quant à Publius le censeur, s'il n'a ni l'un ni l'autre , c'est qu'il n'est connu que par un passage de Cicéron. Pour les deux premiers , les sources plus abondantes se complètent les unes par les autres et suppléent à l'absence des Fastes Capitolins.
Le double cognomen Mamertinus Rufus est remplacé par celui de Natta qui apparaît à la fin du quatrième siècle dans la personne de L. Pinarius Natta mag. eq. en 391 u. c. = 363 (3). On remarquera qu'il porte le même prénom que l'un des deux derniers Mamercini, Lucius, tr, m. c. p., soixante neuf ans auparavant, en 322 u. c. = 432. Il y avait encore des Pinarii Nattae au temps de Cicéron (4).
SERGIA. — Le premier Sergius, M. d'après Tite-Live et Denys (5) , C. d'après Diodore (6) , Xvir en 304 u. c. = 450
(2) Gic. De i26p., II, 35. Boor, Fasti censorii^ p. 3.
(3) T. L., VU, 3. Fast. Cap. Bans doute identique au préteur de 405 n. c. = 349. T. L., Vil. 25.
(4) V. Pauly, Encykl, V, p. 1623.
(5) T. L., III, 35. Denys, XI, 23.