XXXI, 2 ; XXXIII
(4) Momms., flttl. rom., trad. Alex., I, p. 59, n. 2.
(5) Genz, Dos patficische JRom, p. 91, n. 3.
(6) T. L., XXV, l.
(7) Belocb, Der ItaUwhe Bund, p. 174.
(8) Polybe, lU, 88.
sorte qu'il paraît probable aussi pour le troisième (1). La prépondérance du nombre douze chez les Etrusques est connue (2). Ce n*est pas seulement TEtrurie centrale qui comptait douze peuples. Il en est de même des deux Etruries du Midi et du Nord , dans la Campanie et sur les bords du Pô (3). Et ce qui prouve que le nombre trois se retrouve encore à la base de cette organisation, c'est un curieux renseignement qui nous est transmis sur la vieille ville étrusque de Mantoue (4) , grâce à un vers de Virgile et au commentaire qu'en donne Servius : « Gens illi triplex^ populi sub gente quaterni. » Ce que le scoliaste traduit : « Quia Mantua très habuit populi tribv^^ quae et in quaternas curias dividebantur (5). »
Mantoue était bâtie sur le plan des rituels étrusques, où tout était réglé avec la dernière minutie. Festus dit qu'on y déterminait la manière de distribuer les centuries , les curies , les tribus (6). Si ce dernier mot est pris dans son sens littéral, — et l'exemple de Mantoue ne permet pas d'en douter, — on voit que la division par trois n'était pas particulière à cette ville. Il y a un autre texte de Servius qui montre combien le nombre trois était lié, chez les Etrusques, à l'idée que l'on se faisait d'une ville digne de ce nom, fondée conformément aux rites (jv^ta). Il y fallait trois portes consacrées (dedicaix et votivœ) et trois temples de Jupiter, de Junon et deJMinerve (7).
Ces rituels dits étrusques s'imposaient en réalité à toutes les nations italiques. M. Nissen les retrouve dans le plan de la ville osque de Pompéi , tel qu'il apparaît encore, à travers les remaniements de date postérieure. Pompéi est divisé en douze quartiers répartis, quatre par quatre, en trois zones allant de l'est à l'ouest (8). C'est ainsi qu'on se figure Mantoue d'après Virgile
(1) Belocb, ihid.
(2) T. L , I, 8. Denys, III, 61. V. Vanucci, Storia deW Italia anttca, t. I, p. 456.
(3) Strabon, V, IV, 3. T. L.. V. 33.
(4) Plia., H. N., III, 19, édit. Detlefsen.
(5) En., X, 202.
(6) P. 285 : « Rituales nominantur Ëtruscorum libri in quibus prœscriptum est quo rita condantur urbes, ar», œdes sacrentur, qua sanctitate mûri, quo jure portœ, quomodo tribus, curiœ. centuriœ distribuantur, exercitus consti* tuantur, ordinentur, ceteraque ejusmodi ad bellum ac pacem pertinentia. »
(7) En,, If .422 : « Prudentes etruscae disciplinée aiunt apud conditores etruscarum urbium non putatas justas urbes in quibus non très portse essent dedicatœ et votives, et tôt templa Jovis, Junonis, Minervee. »
(8) Das Templunit p. 54-101. M. Nissen essaie de fixer les noms des tribus