‹ Les origines du servage en FranceChapitre 105 sur 163 · Devillis. i». Vi.tiâ · texte numérisé non relu

Devillis. i». Vi.tiâ

les doit-on assimiler a.ux tributarii, dont il est question dans un de ces passages ^ Les tributarii, astreints comme les colons et les serfs à une redevance fixe, qui, dans le cas qui nous occupe, eût été payée en objets fabriqués, formaient une classe un peu supérieure à celle des serfs, un peu inférieure à celle des colons, puisqu'un article d'une loi barbare les assimile aux lidi^.

Plusieurs articles du Capitulaire parlent des gynécées, genitia, ou ateliers de femmes : l'un indique les matières premières dont les gynécées doivent être pourvus, lin, laine, teinture de pourpre, garance, chardons à carder, etc. ^; l'autre est relatif à leurs bâtiments et à leurs clôtures ^. Les ouvrières qui travaillaient dans ces ateliers étaient-elles des esclaves, au sens propre du mot, c'est-à-dire des femmes devant au maître tout leur travail ? étaient-elles des serves, obligées à fournir seulement chaque année un travail déterminé? Il est impossible de le dire : d'autres documents du ix^ siècle^ nous montrent ailleurs les serves, c'est-à-dire les épouses des serfs de la glèbe, obligées de livrer chaque année une quantité fixe d'étoffes tissées ou ouvrées par elles''. Il en était ainsi dans les villas impériales comme ailleurs'^.

2. tt Si quis seivum suum tributarium aut liduin fecerit... » Lex liipuariorum, LXII. 1.

3 De villis, 43.

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