Ibid
blable'. Quand, dès cette époque reculée, les mœurs, môme chez les laïques, étaient déjà ainsi en avance sur les lois, on ne s'étonnera pas qu'au ix" siècle des religieux aient accordé à leurs tenanciers de toute condition cette liberté de mariage à peu près complète ^ que constate presque à chaque page le Polyptyque d'Irminon.
Ces mariages entre personnes de condition différente influaient sur celle des enfants. Dans le droit romain on peut, en y regardant de près, distinguer sur ce sujet plusieurs courants. D'après une jurisprudence, l'enfant né d'une mère libre et d'un esclave est esclave. Ad inferiorem partent vaditorigo ^. Cette dernière solution, la plus dure, est celle qui prévalut à l'époque barbare '•. Cependant les em-