‹ Les origines du servage en FranceChapitre 123 sur 163 · Voir Guérard, t. I, p · texte numérisé non relu

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de serves faisant un ladmon (ouvrage de tissage) entier, des ingénues imposées à un demi-ladmon '. En admettant môme que les travaux de ce genre soient le plus souvent moins des charges de manses que des charges de personnes, et en y voyant des oeuvres serviles ou demi-serviles, il n'en faut pas conclure que les femmes qui y sont astreintes sur le territoire de Saint-Germain soient des esclaves au sens personnel et ancien du . mot. Beaucoup sont des lides, c'est-à-dire des affranchies, et par conséquent ne sont pas des esclaves. Les autres sont les épouses des serfs établis sur les manses. Le travail qu'elles ont à faire n'est qu'une redevance puisqu'il consiste en une pièce d'étoffe de quelques aunes pour une année.

Elles ne sont même pas rigoureusement obligées à l'accomplir. Elles peuvent le changer contre une redevance en argent ■•^. Nous voyons sur un fisc cette faculté de rachat possédée par des femmes lides. Celles-ci doivent faire dos camsiles^ ou payer, à la place, quatre deniers^. Quatre deniers, d'après l'estimation de Guérard, équivaudraient au ix® siècle à environ 9 fr. 40 de notre monnaie'. Ailleurs, deux femmes lides sont imposées ensemble à quatre camsiles ou seize deniers, c'est-à-dire à peu près

\. Polyptychiim Sithiense, dansGuéianl, L II, p. KH), iOl.

•2. « SuiU ibi camsilariae vi, quae redimunt caïuailes ilcnariis VIII. » Fragments du Pol3|)tyi]uc de Sainl-Kemi, dans Guérard, t. il, p. 9-25.

3. • Iste sunl lidac... Omnes iste aut raciunt canisiles do octo alnis, aut solvunt denarios ini. • Polyptyinie d'Irminon, xni, Ito.

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