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Polyptyque, viii

CE QUI RESTAIT DE L'ESCLAVAGE. 24i

vraisemblable que l'abbaye de Saint- Germain des Prés formât un type unique, et que les 4.264 manses possédés à la fin du viii^ siècle par celle de Saint- Wandrille \ les 1.150 manses- donnés par Hincmar, au ix^ siècle, à celle d'Avenay -, les 1.427 manses que nous savons par un Capitulaire de 812 être la propriété de l'évôché d'Augsbourg ^, les 3.000, les 4.000 ou même 8.000 manses et plus que possédaient certaines églises collégiales'', et tant d'autres grands domaines ecclésiastiques en France, en Allemagne, en Italie, furent administrés et peuplés d'une manière très différente. S'il est vrai, comme on l'a dit^, que l'Eglise, c'est-à-dire les évêchés et les monastères, possédât à cette époque le tiers des terres dans l'Europe occidentale, on doit reconnaître que dans ce tiers au moins l'esclavage avait à peu près disparu.

Le tableau, cependant, n'est pas complet. Le document auquel nous en avons emprunté les principaux traits, le Polyptyque rédigé par les soins de l'abbé Irminon, fait connaître l'état des campagnes.

i, Gesta abbatum Fontaneîlensiutn, IS; dans Mon. Germ. liisL Script, rerum meroving., t. V, p. 291. Sur ce nombre. 2.393 manses avaient été donnés en bénéfice. Dans le Polyptyque de Saint-Germain des Prés, les manses donnés en bénéfice ne sont pas indiqués sauf un très petit nombre.

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