Ibid
3. • L't si uccessltas t'ucrit eos occupari iu fruges colligendo, aut in alia opéra, constitutum legendi et nieridie pausandi tempus praelermiltatur, et opérantes non muiinurenl. • Ibid., 17.
4. Une curieuse disposition est celle qui regarde la prison, doinus semola, pour le religieux qui a commis une faute : elle doit être chaunée en hiver, el contenir un atelier de travail. Ibid., 40.
5. • guae ita lere omnia apud nos, ac si beati Benedicti régula, observantur. • Léon d'Ostie, Ckron., 1, 16.
« Le moine bénédictin, a très bien dit Mignet, était tour à tour un contemplateur religieux, un laboureur, un artisan et un lettré. Il passait de l'église à l'atelier, de la culture des champs à l'étude des lettres^. » On conçoit un tel homme se servant lui-même et servant ses frères; on le voit moins facilement se faisant servir. La question, d'ailleurs, semble avoir été tranchée, avec une autorité sans réplique, par un grand bénédictin du viii^ siècle, l'apôtre de la Germanie, le fondateur de l'abbaye de Fulda, saint Boniface. Ecrivant au pape Zacharie, vers 744, pour lui annoncer cette fondation : « Il y a, dit-il, dans une vaste solitude, un endroit situé au milieu des nations que j'ai évangélisées, où j'ai bâti un monastère et réuni des moines vivant selon la règle de saint Benoît, religieux de stricte observance, qui s'abstiennent de viande, de vin et d'esclaves, et se contentent du travail de leurs mains ^. »
Cependant, telles sont les complications de la vie dans une communauté nombreuse, et si multiples sont les métiers et les arts dont l'exercice y est nécessaire, que l'on s'imagine difficilement aussi les moines travaillant seuls, sans l'assistance d'auxiliaires, en un temps où le commerce fournissait peu de denrées ou d'objets fabriqués, et où l'on était encore obligé de produire tout chez soi. De là,