‹ Les origines du servage en FranceChapitre 133 sur 163 · Mignet, Eludes historiques, p · texte numérisé non relu

Mignet, Eludes historiques, p

2.. Monaclios constiluimus, sub régula sancli palris Benedicti, viros strictae observanliae, absque carne etvino et servis, proprio manuum suarum labore contentos. • Saint Boniface, Ëp. 12 (Migne, P.L.,l. LXXMX).

pour les moines eux-mêmes, la nécessité de recourir à ces famuliy à ces servientes ou sevvilores dont parlent les documents '.

Ils se recrutaient de plusieurs manières, sans qu'il fût aucunement besoin de recourir à l'esclavage.

Beaucoup de ces domestiques étaient sans doute, comme nous l'avons vu pour les artisans 2, des serfs qui devaient le service à l'intérieur du monastère comme une charge de leurs tenures. Le Polyptyque de la grande abbaye de Fulda — celle même à propos de laquelle saint Boniface écrivait la phrase citée plus haut — mentionne trente servitores sans épithète, quatre servitores triduaniy c'est-à-dire devant , comme les serfs agricoles , trois jours de travail chaque semaine^. Le Polyptyque de Saint- Germain cite un serviteur particulier de l'abbé, serçus domni abbatis, époux d'une femme libre, et tenancier d'un manse ingénuile contenant dix bonniers de terre arable, une vigne et un pré: il paie un cens, mais n'est astreint à aucune autre charge : son service près de Tabbé l'en dispense^. Ilestques-

i. Grégoire de Tours, Hist. Franc, X, 16; Régula S. Benedicti, 38; Capit. Aquisijran., 128 (Baluze, t. I, p. 503); Cap. de Charles le Chauve (858), » (ibid., t. II, p. Hli; Vita beati Oirardi [Chron. des Eglises d'Anjou, [>. \i6\ etc.

â. Voir plus haut, p. 238.

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