‹ Les origines du servage en FranceChapitre 138 sur 163 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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une fois pour toutes, assimilés au serf, puisqu'ils leur ont assuré la stabilité qui était le privilège de celui-ci, et qui est incompatible avec l'esclavage. Ces mancipia jouissent même d'une situation particulière, que l'une des lois citées ne craint pas de qualifier à'ecclesiastica dignitas, et qui les met tellement à part non seulement de l'esclave, mais encore du serf ordinaire, qu'ils ne peuvent plus, sans un abus que le législateur qualifie d' « impiété » et même d' « absurdité', » tomber sous le joug de maîtres laïques.

Ce qui est dit ici s'applique non seulement aux établissements monastiques, mais encore aux communautés de chanoines, réglementées en 816 ou 817 dans une des réunions synodales d'Aix-la-Chapelle-. Les chanoines, qui étaient entretenus parles F^glises épiscopales, mais qui conservaient le droit de posséder, pouvaient à leur gré soit avoir leur habitation séparée, soit vivre en commun. Ils n'étaient pas astreints au travail manuel comme les moines; aussi leur maison commune avait-elle, plus encore que les monastères, besoin de serviteurs. Le règlement ordonne que les boulangers, cuisiniers et autres serviteurs de la communauté seront choisis parmi les serfs les plus fidèles de l'Eglise^. Servir ainsi était considéré comme un privilège et une ré-

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