‹ Les origines du servage en FranceChapitre 139 sur 163 · De insl. can · texte numérisé non relu

De insl. can

compense, non comme une humiliation et une plus lourde charge.

Mais il arrivait quelquefois que ces divers auxiliaires, même en y joignant les oblats et les hôtes dont nous avons parlé ^ , ne suffisaient pas à tous les services des établissements ecclésiastiques, services dont, par la description de l'abbaye de Saint-GalP, on a pu juger la multiplicité et la complexité. On recourait alors, pour y subvenir, non à l'esclavage, mais au travail libre et salarié. Les statuts de Saint- Pierre de Corbie, qui renseignent de façon si intéressante sur la vie économique d'une abbaye, prévoient le cas où « les frères » seront obligés de s'adjomdre des journaliers. « Nous ordonnons de leur donner les moyens de louer des hommes pour les aider à préparer la terre et à faire les plantations... Chaque frère jardinier recevra,, pour cette destination, de temps en temps cent pains à distribuer... Et à chacun d'eux en outre devront être donnés par l'abbé cinq solidi par an, pour payer le loyer de ces hommes. Les journaliers qui seront nécessaires ne devront pas être cherchés ailleurs qu'aux environs du monastère^. »

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