Voir plus haut, p
3. « Constituimus etiam illis dare ad conducendos homines, qui areas lèvent, et plaotationes primo tempore facere adjuvent, etc.. unicuique fratri hortolano per vices panes c provendaricios, quos panes débet dare frater, etc.. Et unicuique debenl dari ab abbate solidi V per annum ad conducendos homines, sicut diximus : qui conducticii non sunt necessarii quaerere alicubi, nisi infra monasterium. • Statuta antiqua abbaliae S. Pelri Corbeiensis, ii, 1; Guérard, t. Il, p. 315.
Si l'esclavage, au ix« siècle, n'existait plus dans les domaines de l'Eglise, en était-il de même dans ceux des laïques?
On y rencontrait beaucoup de serviteurs libres. Depuis longtemps les hommes pressés par la misère, ou avides de sécurité, ou seulement désireux d'échapper au service militaire, avaient pris l'habitude de « se recommander » à de plus riches et à de plus puissants qu'ils s'engageaient à servir, leur vie durant, moyennant la nourriture et le vêtement. Nous venons de voir qu'il en était ainsi dans les monastères ^ Il en était de même dans les maisons des seigneurs laïques. Une formule d'engagement de cette nature a été conservée. « Tout le monde sait, dit le pauvre homme, que je n'ai pas le moyen de me nourrir et de me vêtir. Aussi ai-je obtenu de votre piété la permission de me remettre à votre assistance. Vous devez donc me fournir le vivre et le vêtement, comme prix de mes services. Et moi, tant que je vivrai, tout en conservant le rang dhomme libre, je vous donnerai tout service et toute obéissance sans pouvoir, jusqu'à la fin de mes jours, me soustraire à votre autorité^. » Les pauvres étaient nombreux au