‹ Les origines du servage en FranceChapitre 155 sur 163 · De geslis Caroli Magni · texte numérisé non relu

De geslis Caroli Magni

3. • Patres lui luerunt pastores caprarum... >• Thégan, De ijfstis Ludovici PU, u.

4. • Vir indusuius et liberalibus disciplinis cruditus. • Klodoard, Hist. eccl. liem., II, 19.

vait prétendre aux premières places dans F Eglise. Ebbon devint archevêque de Reims sous Louis le Débonnaire, dont il avait été le condisciple^. Le même règne vit beaucoup d'hommes de semblable origine parvenir à de hautes prélatures. « Par une détestable coutume, écrit Thistorien Tliégan, des esclaves du dernier rang sont devenus de grands pontifes, et l'empereur ne l'a pas empêché^ ! »

Dans les pénibles dissensions qui attristèrent le règne du fds de Charlcmagne, Thégan est l'organe du parti aristocratique : il montre pour l'empereur une grande et parfois touchante partialité : il s'indigne contre le rôle de l'épiscopat, qui se fit juge du souverain, et l'humilia devant ses propres enfants. Son langage est plein de passion, d'une passion qui lui donne parfois une véritable éloquence. Mais il est aussi pour nous rempli d'enseignements.

On voit clairement, par ce qu'en rapporte avec indignation Thégan, le résultat social produit par ces élévations soudaines d'hommes sortis de la classe servile. D'abord, leur exemple était pour tous un avertissement : il montrait que les serfs euxmêmes n'étaient pas emprisonnés dans leur condition, et qu'aucune ambition ne leur était désormais interdite. Mais, de plus, chacun de ceux qui sortaient ainsi du rang traînait à sa suite une foule de parents ou d'amis. Par le népotisme tant de fois

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