Faustus, Vita S- Ftori
6. • Mullis videlicet prius libertatem adeptis. • Vila S. Rotitarici; Du Chesne, t. I, p. 558; Mon. Germ. hist., S. R. A/., l. IV, p. Ii7.
liberté^ Saint Bertrand, évêque du Mans, déclare, dans son testament, libres les hommes et les femmes qu'il avait rachetés de captivité, et qui ne lui avaient pas remboursé le prix de leur rançon 2. Parmi les serfs affranchis par le testament de saint Rémi, on trouve mentionnée « Sennoveifa, que j'ai rachetée de captivité, et qui est née de bonne famille^. » Le canon 23 du quatrième concile d'Orléans, tenu en 541, défend aux serfs des églises de faire des captifs, « attendu que leurs maîtres (c'est-à-dire les évéques et les prêtres) ont coutume de les racheter^. » Ces paroles résument bien la conduite des chefs de la société chrétienne en présence de la hideuse plaie qui menaçait de dévorer de nouveau la société civile. A l'aide du patrimoine ecclésiastique, qui pour des causes diverses se constitue à cette époque, ils reprennent vis-à-vis du monde barbare l'œuvre que l'Eglise poursuivit, pendant les premiers siècles, vis-à-vis du monde romain^. Les invasions avaient remJs en question tous les résultats acquis, et le
1. « Cum defunctis genitoribus, sancta Consortia in sua potestate esse coepisset, construxit ecclesiani in agro suo, qui dicitur Mocton vicus, in honore S. Stepliani protoniartjris, et xenodochium ibi de rébus suis instiluit. Quod vero superfuit pauperibus erogans, tiiesaurum sibi collocavit in coelo. Familiam vero suam liberara esse constituit. » Vita S. Consortiae; DuChesne, t. I, p. S49.
2. Testamenlum Eertramni, episcopi Cenomanensis, anno Cli>, dans Pardessus, Diplomata, t. I, 1843, n" ccxxx.
3. Flodoard, Historia ecclesiae Remensis, 1, 18. — Krusch considère le testament de saint Rémi comme apocryphe, mais composé d'après des modèles anciens, capable par conséquent de fournir des renseignements utiles ; Mon, Germ. hisl., S. R. M., t. III, p. 2i2 et 336, note 2.