Grégoire de Tours, H. F., IV, 41; V, 3; VII
5. La loi des Wisigoths elle-niéaie condamne à une amende de 20 sous envers le maître celui qui lait avorter la servante d'autrui (VI,
gondes refuse au maître le droit de se faire ainsi justice * . Partout ailleurs il faut attendre le vii^ siècle pour le lui voir contester. Lepremierparmi les rois francs, Clotairel^^^'lui interdit de mettre son esclave à mort-. Dans la seconde moitié du vii^ siècle, la loi des Wisigoths porte la même défense, et, dénonçant la cruauté des maîtres, énumère les cruelles mutilations qui avaient été jusque-là tolérées^.
Obéissant à Finfluence chrétienne, les lois romaines avaient eu, à partir du iv* siècle, une tendance marquée à rendre à Tesclave les droits de famille, que la dureté antique lui refusait. L^interdiction de séparer dans les partages les enfants nés d'un couple esclave, l'abrogation du sénatus-consulte Claudien, l'assimilation, en matière de mariage, des ingénus et des affranchis, constituaient un progrès sensible ^ Malgré les lacunes et les contradictions qui subsistaient encore, le mouvement vers la liberté et la mo-
III, '»;, mais ne punit pas le maître coupable de ce crime envers sa propre servante.