‹ Les origines du servage en FranceChapitre 35 sur 163 · Lex Burgundionum, X · texte numérisé non relu

Lex Burgundionum, X

2. Edictum Chlotarii régis, 22, dans Baluze. Capilularia regum Francorum, t. L 1180, p. 23; Recueil des historiens de France, t. IV, p. 119; Afoj!. Ge7m. hist., Boretius, Capilularia, iBS3, p. 32.

3. . Quiasaepe praesumptione crudelium dominorum extra discussioneni pubiicam servorum animae pehmunlur. »LearlV'«âipo/Aor«m,

VI, V, 12 servo \el ancillae manuni, nasum, labium, linguam, au-

rem ctiam vel pedem abscindere, aut oculuni evellere, aut quamcumque partem corporisextruncarc.ne humanisexcessibus turpandae imaginis Del Irena laxentur. • Ibid., t3. Même les évèques se croyaient le droit de punir par des mutilations les esclaves de l'Eglise coupables de crime; le concile de MCrida (666, canon 15) leur Ole ce droit, et leur enjoint de n'appliquer qu'une peine plus douce.

4. Code Thcodosien, II, xxv, 1 ; Code Justin i en, VU, xxxiv, 1; Justinien, ^'ovelles, LXXVlll, 3, 4; Jnstilutes, 111, xiii, § 1.

ralité se serait dessiné chaque jour davantage, si le triomphe de la société barbare n'était venu brusquement l'arrêter en Occident.

Ce n'est pas que les lois barbares se désintéressent des mœurs de l'esclave et laissent son mariage sans protection. L'édit de Théodoric, la loi Salique, la loi des Ripuaires, la loi des Lombards proclament même l'inviolabilité des unions serviles en des termes dont on ne retrouve pas l'analogue dans la législation romaine. On ne saurait faire honneur de ces dispositions au prétendu respect des Germains pour la femme et à leur chasteté légendaire : l'histoire des invasions, celle des princes mérovingiens et des guerriers francs, est là pour réduire à leur juste valeur les assertions trop souvent citées de Tacite ' et de Salvien^. « Les hommes de race germanique, dit l'un des historiens les plus portés à les juger favorablement, respectaient mieux que les Orientaux ou les Romains celles d'entre les femmes qu'ils tenaient pour leurs égales ou leurs supérieures; mais qui dira le sort de celles qui végétaient dans les conditions inférieures et surtout dans les déplorables profondeurs de l'esclavage et du servage ? Qui dira les efforts sublimes et à jamais ignorés quil fallut aux prêtres du Dieu de pureté pour arracher tant de jeunes captives, tant de filles esclaves ou serves, aux gynécées des princes, aux impitoyables ardeurs des guerriers victorieux, aux caprices tyranniques du

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