‹ Les origines du servage en FranceChapitre 36 sur 163 · De gubernatione Dei, V · texte numérisé non relu

De gubernatione Dei, V

maître ' ? » Plusieurs des législations barbares, codifiées après la conversion des peuples qu'elles régissent, portent la trace de ces efforts ^ : elles se montrent protectrices des mœurs de l'esclave, punissant de châtiments pécuniaires ou même corporels quiconque attente à la pudeur d'une fille esclave, l'homme de condition ingénue ou servile qui a commis l'adultère avec une esclave mariée, déclarant libres le mari et la femme esclaves si le maître a débauché celle-ci, permettent à l'homme, esclave ou libre, qui surprend sa femme en adultère, de tuer les deux coupables^. Nous sommes loin de l'indifférence des lois romaines pour la moralité de l'esclave*. Même à l'époque chrétienne, elles laissaient impunis les attentats pour lesquels les lois barbares se montrent si sévères. « Qui a jamais entendu parler, demande saint Augustin, dhommes poursuivis pour une liaison avec une fiîle esclave ^? »

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