‹ Les origines du servage en FranceChapitre 40 sur 163 · Lex Ripuariorum, LUI · texte numérisé non relu

Lex Ripuariorum, LUI

cevait à rinégalité subsistante entre son wergeld et celui de l'ingénu' ; on s'en apercevait plus encore, peut-être, dans les dispositions légales relatives à son mariage. 11 est, quant au mariage, parqué dans sa classe et n'en peut sortir ni pour monter ni pour descendre^. Défense d'épouser une personne d'une condition supérieure ou inférieure à la sienne, une ingénue ou une esclave. Chez les Ripuaires, si un affranchi épouse une esclave du roi, ou de l'Église, ou d'un autre affranchi, il devient esclave ^; s'il épouse l'esclave d'un ingénu Ripuaire, ses enfants seuls tombent en servitude^. De même si une affranchie épouse un Ripuaire^. Chez les Alemans, l'affranchie qui s'est unie à un esclave retombe en servitude *". De même chez les Lombards^. Chez les Wisigoths, l'affranchi ou l'affranchie épousant l'esclave d'autrui sans le consentement du maître tombait au pouvoir de celui-ci ; si l'affranchi ignorait la condition servile de son conjoint, les enfants seuls devenaient esclaves^. Le mariage de l'affranchi avec la femme ingénue de qui il a reçu la liberté est puni

1. Cf. Fustel de Coulanges, dans Revue historique, 1876, t. II, p. 475, 484.

2. La situation qui lui est faite est d'autant plus dure qu'en droit barbare, contrairement au droit romain, la situation d'affranchi est héréditaire, et que les incapacités qui en dérivent passent de l'ancien esclave à ses descendants : « Ipse tabularius et procreatio ejus tabularii persistant. » Lex Ripuariorum, LVIII, 1.

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