‹ Les origines du servage en FranceChapitre 61 sur 163 · Statuta eccî. anliq., canons 31 et · texte numérisé non relu

Statuta eccî. anliq., canons 31 et

2. Concile d'Agde, canon". Voir ChaillaD, Saint Césaire, 1912, p. 118.

3. Ibid., canon 45. — Ce canon lut sans doute inspiré directement par saint Césaire. car lui-même s'excuse, dans son testament, d'avoir

les évêques d'Aquitaine se réunissaient de nouveau, à Orléans, mais cette fois sur l'invitation de Clovis, vainqueur des Wisigoths. Ce concile national de l'Empire franc ne s'occupa de la propriété ecclésiastique que très accidentellement, pour dire que les clercs ou les moines à qui des évoques ont concédé l'usufruit de quelques biens ne pourront jamais, si long que soit cet usufruit, en acquérir la propriété ' . En 517, les évêques du royaume des Burgondes, encore indépendant pour quelques années, se réunirent à Epone ; plusieurs des canons votés alors ont trait à la propriété ecclésiastique : interdiction au prêtre d'une paroisse de vendre un bien d'Eglise ; interdiction à Tabbé d'un monastère de vendre quelque chose sans le consentement de l'évêque ; interdiction à l'évêque de vendre aucune partie des biens de l'Eglise sans l'autorisation du métropolitain : on permet cep'^ndant un échange qui serait profitable -. C'est toujours le principe de l'inaliénabilité, avec quelques atermoiements. Mais avant le milieu du vi' siècle ces atermoiements ont disparu. Le troisième concile d'Orléans, tenu en 538, défend d'une manière absolue l'aliénation des biens d'Eglise^; cette défense est renouvelée, trois ans plus tard, par le quatrième concile tenu dans la même

alioni', en faveur du monastcre londi" par lui, des terres d'Kglise • de peu de valeur et trop éloignées pour être exploitées utilement. •

1. Concile d'Orléans 1, canon 2;i. Cf. concile d'Agde, canon 59.

2. Concile d'Épone, canons l, 8, 12. — La loi des Alemans autorise rechange d'un bien ou d'un serl ecclésiastique, sans exiger qu'il y aitun avantage pour l'Église : Lex Alamannorum, XX.

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