‹ Les origines du servage en FranceChapitre 62 sur 163 · Concile d'Orléans III, canon · texte numérisé non relu

Concile d'Orléans III, canon

ville < : on la trouve portée par un concile de Clichy vers 624^. La même règle est posée en Espagne dès le retour de ce pays à l'unité catholique : le troisième concile de Tolède, en 589, interdit aux évêques l'aliénation des biens de l'Église ^. C'était l'adoption par toute la chrétienté occidentale de la discipline du siège apostolique, consacrée par un concile romain de 502^..

C'était en même temps la stabilité assurée au serf ecclésiastique. En dehors du cas d'échange prévu par le concile d'Epone, — et qui dut être fort rare, puisqu'il n'était autorisé que lorsqu'il y aurait un avantage évident pour l'Eglise^, — le seul droit que conservèrent les propriétaires ecclésiastiques fut celui de transférer le serf d'un de leurs domaines sur un autre, si les besoins de l'exploitation rendaient cette mesure nécessaire. Saint Rémi, après avoir acheté, au nom de l'Église de Reims, une vaste forêt dans les Vosges, tira d'une villa voisine, appartenant également à cette Église, des hommes qu'il

i. Concile d'Orléans IV, canon 9.

2. Concile de Clicliy, canon 13. C'est le même concile qui a édicté, dans son canon 17, la prohibition de réduire un homme libre à l'esclavage, ne laissant plus à l'esclavage d'autre mode de recrutement que la naissance. — Sur ce concile tenu à aichy et non, comme on l'a cru, à Reims, voir la note de dora Leclercq dans Hel'ele, Hist. des conciles, t. ni, 1909, p. -260, note 2.

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