‹ Les origines du servage en FranceChapitre 80 sur 163 · Code Justinien, V, iv · texte numérisé non relu

Code Justinien, V, iv

d'affranchis \ » les lois barbares maintiennent rigoureusement dans leur état les affranchis, et y font même tomber les ingénus qui se sont unis à eux par le mariage. La femme libre qui épouse un affranchi deviendra affranchie comme son mari ^. « Si un affranchi de l'Eglise, ou un affranchi romain ^, ou un affranchi du roi, épouse une Ripuaire ingénue, ou si une affranchie romaine, une affranchie du roi, une affranchie de l'Eglise, épouse un ingénu Ripuaire, leurs enfants suivront la condition pire ^, » c'est-à-dire la condition de celui des deux parents qui était affranchi.

L'hérédité de la condition d'affranchi, qui est très marquée dans le droit barbare, est-elle aussi parmi les différences existant entre les deux législations ? Il semble, à première vue, que, quand mourait l'affranchi du droit romain, ses obligations envers le patron s'éteignaient avec lui. Elles ne passaient pas à ses enfants. Ceux-ci s'appartenaient tout entiers.

1. « Nobis cordi est ingenuis magis hominibus quam libertis nostram Rempublicani frequenlari. » Code Justinien, VI, iv, 3.

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