Concile de Tolède VI (C38), canon lo
Il participait au privilège de l'immunité'. L'Eglise était pour lui une protectrice, qui le défendait à la fois par intérêt et par devoir contre toute vexation du dehors, se servant pour cela de l'influence que lui donnait sa situation de grand propriétaire, et au besoin des armes spirituelles ^. Dans le langage des lois, des conciles, des formules, des testaments, pa- Irocinium et defensio sont des mots synonymes^.
Si efficace et, dans ces temps troublés, si nécessaire paraissait à tous cette protection de l'Eglise, qu'un grand nombre de propriétaires, mus par une pensée de bienfaisance envers leurs propres affranchis, la sollicitaient pour ceux-ci, comme devant être la meilleure et peut-être la seule sauvegarde de la liberté dont ils les avaient gratifiés. En leur donnant ou en leur léguant cette liberté, on remettait alors leur patronage et leur àèîewsQ, pat?-ocinium et defensionem, à telle église ou, comme on disait souvent, à tel saint ' . Cette « recommandation » faisait d'eux les hommes de l'Eglise, homines ecclesiastici, au même titre que ses propres affranchis. Ils étaient par là assurés de sa protection ■' non seulement pour