‹ Les origines du servage en FranceChapitre 86 sur 163 · Lex Ripuariorum, LVIII · texte numérisé non relu

Lex Ripuariorum, LVIII

3. c Liberlis meis quibus per cartulam vel denarium manum mis!, ut in ingenuilate intégra nianeant et \estram luitionem vel deflfen sionem in omnibus habeant. . Testamentum Eligii (631). dans Pa dessus, <:cuv; Vita S. Eliijii, dans Mon. Gtrm. hist.. Script, n . merov., t. iv, p. 7i7.

V. Cliartc d'affranchissement de cent soixante-quinze serfs par

saint Cybard, avec octroi de la pleine liberté (558) : Ecclesiae

tuitione se liabcre cosnoscant et obsequium liabere non renuant. • Nanglard, Cartulaire de l'Eglise d'Angotilénie, 1891», n" 155, p. 140; I. de La Marliiiière, Saint Cybard, 11)08, p. 6. L'auihfnticitu de celte charte est défendue par M. de La Martinière contre les objection-; do M. Esmein : onvrage cité, p. 7-(i7. . Celte pièce a été récrite, mais d'après une charte authentique, • dit M. Lesne, Hist. de lapropriité ecclésiastique, t. I, p. sWO, note 2.

S. Concile de Paris 11! (vers 557), canon 0. La charte de sa^nt Cybard, citée à la note précédente, oblige ses affranchis à donner

Mais la clientèle d'affranchis que l'Eglise avait le droit de protéger ne se bornait pas aux esclaves libérés par elle ou à ceux qui lui avaient été recommandés : cette clientèle était grossie de tous ceux qui, suivant l'un des modes les plus répandus, avaient été affranchis dans l'Eglise, en présence de l'évêque ou des prêtres, in ecclesia manumissiK Les conciles voient dans le choix de ce mode d'affranchissement une recommandation tacite, qui oblige l'Église à défendre la liberté des affranchis contre quiconque essaierait de les ramener en servitude, d'usurper sur eux des droits de patronage, ou même de les faire colons malgré eux-. Comme les juges civils sont souvent mal disposés pour les esclaves affranchis devant l'Eglise ou pour ceux qui lui sont recommandés, c'est devant le tribunal de l'évêque, ou devant un tribunal mixte composé d'un représentant de l'évêque et d'un représentant du pouvoir civil, que doivent être portés les procès qui les concernent^. Cette garantie leur est assurée non seulement par les conciles, mais encore par les lois

chacun une livre de cire à l'église U'Angoulême, le jour de la fête de la Chaire de saint Pierre.

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