L'ANCIENNE ÉGLISE DE GLIMES
L'église de cette commune(i) fut démolie et reconstruite, il y a quelques années. D'après les renseignements donnés à son sujet dans l'ouvrage de Wauters et Tarlier, cette église était encore intéressante, malgré les remaniements qu'on lui avait fait subir en i 771 •
Voici ce qu'en disent ces auteurs (2) : « Elle consistait en une triple nef
(1) Wauters et Tarder, op. cit., canton de Jodoigne, p. 74 et suiv. On rencontre le nom de cette commune dès 1172. La cure de Glimes était à la collation de l'abbaye de Malonne.
(2) Op. cit., p. 83.
Ctrchîtec- de quatre travées, en tête de laquelle se trouve la tour, et en un chœur ture romane d'une travée à mur terminal plat. Extérieurement, il est facile de voir que enlSrcibctnf. les collatéraux de la nef, malgré leur appareil irrégulier en moellons, ont été reconstruits après la nef centrale. La grande nef et le chœur sont en grès gris-blanc ; des corbeaux en soutiennent les toits, qui ont été refaits. Le pignon du chœur a été exhaussé ; il avait une fenêtre qui est bouchée. La grande nef reçoit encore le jour, de chaque côté, par trois petites fenêtres romanes, ébrasées à l'intérieur. La nef est partagée en trois parties par un double rang de piliers carrés, sans base, n'ayant qu'un filet pour chapiteau et supportant des arcades légèrement surbaissées. Quant à la tour, qui est de forme carrée, elle est divisée en cinq étages par des cordons ; elle est construite en moellons de grès brunâtre, mais les angles sont en pierre blanche, ainsi que les contours des fenêtres cintrées pratiquées dans le dernier étage. Le portail est moderne. »
Ces quelques renseignements nous donnent une idée générale de cet édifice ancien, qui rentre dans la catégorie des églises à tour occidentale. Comme partout ailleurs, les piliers y sont carrés, et l'entrée de la façade est moderne. De même qu'à Neerheylissem, la toiture est portée sur des corbeaux et les arcades sont légèrement surbaissées. Le chœur, au mur terminal plat, fait supposer un transept, quoique la description ci-dessus n'en mentionne pas. Peut-être avait-il été démoli. Ceci semble confirmé par le fait que la grande nef n'a que trois travées, disposition qui paraît invraisemblable dans un édifice sans transept. De plus, les bas-côtés modernes ont, de part et d'autre, quatre fenêtres. Ne peut-on supposer que la quatrième occupait l'emplacement de l'ancien transept? Nous ne pourrions évidemment l'affirmer, mais si notre hypothèse était confirmée, l'église de Glimes se rapprocherait singulièrement de celle de Neerheylissem ; dans le cas contraire, nous la comparerions plutôt à la chapelle de Sainte-Vérone à Leefdaeî.
L'ANCIENNE ÉGLISE Varchitec- DE ROUX-MlROlR fure romane
en Brahant,
Cette église (i) rut démolie vers 1860 et remplacée par un édifice sans la moindre valeur. D'après la description de \Cauters et Tarlier(2), elle se composait d'une tour occidentale, vieille et massive, dont les murs en moellons avaient près de 1 ""5o d'épaisseur, d'un vaisseau à trois nefs porté sur huit piliers carrés à angles chanfreinés.
La nef centrale était couverte d'une voûte cintrée qui était certainement postérieure à l'édifice, tandis que les basses nefs avaient un plafond. Le choeur, formé de deux travées, était terminé par un mur plat.
D'après cette description, cet oratoire avait beaucoup de ressemblance avec la chapelle de Sainte- Vérone à Leefdael.