NEF ET TRANSEPT DE LA CATHÉDRALE DE TOURNAI (COTÉ MÉRITIONAL
"L'archttec- à cette école : ce sont les églises Saint-Piat et Saint-Pierre, cette derture romane nière aujourd'hui démolie (i).
enSeIgi<Jue, ^'^g^jse Saint-Piat, quoique très modifiée, laisse encore voir clairement sa structure primitive. Sa belle façade, son clocher de droite, dont le pendant à gauche ne fut jamais achevé, son triforium, les arcades de la nef consolidées par des arcs de section moindre, en font une sœur cadette de la cathédrale dont elle n'a pas cependant la lanterne centrale- Cette dernière se voyait à V église Saint-Pierre ; elle était flanquée de quatre clochetons circulaires et la façade occidentale aussi présentait une frappante analogie avec celle de la cathédrale.
\J église Saint-'Brice renferme encore certaines parties romanes, quelques piliers du vaisseau et des arcades. Elle avait trois nefs sans transept et un plafond plat.
YJéglise Saint-Quentin n'a plus guère que la porte faisant partie d'une façade romane du xn^ siècle et certains détails à la nef. On connaît son plan primitif qui est rayonnant et dont la nef est une partie tout à fait secondaire.
Nous avons déjà parlé plus haut de la seconde grande église du Hainaut, de Saint-Yincent à Soignies. Bien plus ancienne par son style que la cathédrale de Tournai, elle lui est cependant étroitement apparentée et elle appartient aussi à la catégorie des églises d'influence champenoise, comme en témoignent les galeries des bas-côtés et la sobriété de son ornementation. Les dimensions, l'impression générale et bien des détails la rapprochent singulièrement de Saint-Remi de Reims (2).
ancienne église d'Antoing (3) , démolie en 1870, était aussi un édifice d'une certaine importance, mais qui avait subi de nombreuses modifications. Elle avait un clocher occidental et présentait le plan en croix latine avec extrémités rectangulaires. Les transepts étaient plus bas que la grande nef, les anciens piliers carrés avaient été remplacés par des colonnes toscanes. Les trois nefs furent couvertes, à l'époque moderne, par une seule toiture à deux versants, mais l'ancienne rangée de petites fenêtres en plein-cintre
(1) ScHAYEs, op. cit., p. 32 et suiv. ; — L. Cloquct, op. cit.
(2) Cf. Dehio et VON Bezcld, op. cit., t. 1, p. 279; — "Hevue de l'Art chrétien, i865, t. IX, p. 45i.
(3) Bulletin de la Commission royale d'art et d'archéologie, t. Vil, 1 868, p. i 64 et suiv.