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qui avaient participé au congrès de la Fédération des Bourses puissent participer également au congrès de la Confédération.Mais toujours les propositions d’union, les tentatives faites à la suite de ces propositions, , venaient échouer devant quelque circonstance accidentelle ou quelque malentendu sur les principes ou les méthodes Houon respectifs des deux organisations.
A Rennes, en 1898, la Fédération des Bourses avait déclaré qu’elle accepterait l’unification à condition que la Confédération renonçât à accueillir directement les syndicats isolés ainsi que les unions locales de syndicats de professions diverses, pour se contenter des fédérations de métier ou d'industrie. Mais au congrès confédéral qui suivit, une lutte violente révéla d’âpres rivalités personnelles entre le secrétaire de la Confédération, M. Lagailse, et celui de la Féderation,Pelloutier.
À Paris, en 1400, Pelloutier combattit formellement l'adhésion de la Fédération des Bourses à la Confédération. I en donna comme raison que leur rôle était complètement différent, la Fédération poursuivant un travail d’agitation, /a Confédération ayant un rôle d’agitation et de propagande.En 1907, le désaccord s'était accentué au point que. le congrès ayant été fixé à Nice par la Fédération des Bourses, le comité confédéral convoqua le congrès de la Con-
fédération à Lvon. A Nice, le congrès fut saisi de
deux propositions de füsion : l’une, présentée par la Bourse d’Aix, tendait à l'unification par la disparition pure et simple de la Fédération des Bourses ; elle ne fut pas même discutée (1) ; l’autre proposition, présentée par la Bourse du Travail de Montpellier (dont le délégué était M. Louis Niel, qui a été quelques années plus tard secrétaire général de la Confédération) fut résumée par son auteur dans les termes suivants (2) : «A la base, le syndicat d’où part toute décision ; puis, d’un côté, l’union des syndicats du même métier ou des métiers similaires, les diverses unions se fédérant en un conseil national corporatif ; d’autre part, les syndicats de toutes les professions groupées localement dans les Bourses du Travail, et l’ensemble de ces bourses et de ces unions de syndicats constituant la Fédération des Bourses du Travail ; au sommet, enfin, l'Union du conseil corporatif et du comité fédéral des Bourses du Travail, c’est-à-dire la Confédération. » M. Niel ajoutait en terminant (3): «Je tiens à déclarer que si cette organisation unitaire des forces syndicales est nécessitée par les événements, par la fatalité et par l’organisation de plus en plus solide des jaunes...,
1. Voir un compte rendu complet de M. Georges Yvetot, dans le numéro du 1” novembre 1901 de la revue le Mouvement socialiste.
2. Consulter Léon de Seïlhac, in Les Congrès ouvriers, 2° série, à la page 120.