‹ Les Origines du Syndicalisme RévolutionnaireChapitre 23 sur 33 · TII · texte numérisé non relu

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j'estime qu’elle n'aura plus de raison d’être lorsque par la grève générale révolutionnaire elle aura détruit ce qui l'avait fait naître, la propriété individuelle, et établi définitivement la société communiste libertaire. » À cette proposition si claire et si simple, à cette argumentation si pressante, le délégué de la Bourse d'Alger se chargea de répondre. Il le fit en relevant toutes les contradictions internes qui,selon lui, séparaient la Fédération des Bourses de la Confédération du Travail (1): « L'argumentation de notre camarade Niel est admirable... Mais il n’a pas suffisamment défini le rôle de {a Fédération des Bourses et le rôle de la Confédération du Travail. La grève générale n’a jamais été discutée à la Fedeération des Bourses, parce que ce n’est pas une question qui la concerne. Différentes dans leur rôle, ces deux organisations le sont encore à leur base. Le socialisme a un idéal inspiré par un sentiment des plus nobles, l’altruisme, tandis que le syndicalisme n’a à sa base que l’égoïsme,c’est-à-dire la réalisation d’une amélioration, quelle qu’elle soit. Enfin, dernière contradiction, tout aussi flagrante, le but de ces organisations : la Fédération des Bourses a pour objet la revendication des intérêts des syndicats, et la Confédération V'émancipation intégrale des tra-

vailleurs. »

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