Yvetot, ibid
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Le congrès refusa de prononcer l'union: mais il accepta que la question fût mise à l’étude et revint au congrès de 1902. Quant au congrès confédéral réuni à Lyon, il entendit M. Niel reprendre sa proposition d'unité. M. Griffuelhes la combattit, déclarant qu’il avait mandat au contraire de voter pour l’exclusion des Bourses du Travail. Le congrès n’adopta aucune des deux solutions extrêmes, il décida que la Confédération accueillerait les fédérations de syndicats similaires et les unions locales de syndicats de professions diverses. Comme le dit avec raison M. de Seilhac, c'était essayer de dissoudre la Fédération des Bourses en confisquant ses éléments (t).
L'unité ouvrière semblait bien compromise.
Et pourtant elle fut réalisée dès l’année suivante.
Les congrès de 1902 eurent lieu pour la Fédéralion des Bourses, à Alger; pour la Confédération générale du Travail, à Montpellier (2).
Au Congrès d'Alger participaient 63 Bourses du
Travail sur 83 qui étaient constituées. M. Niel reprit
1. V. Léon de Seilhac, les Congrès ouvriers, 2° série, p. 126 à 129. — V. aussi Pouget, la C. G. T. et le Congrès de Lyon, n° du 1* décembre 1901 du Mouvement socialiste