CHAPITRE PREMIER. — La Période corporative
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Force du mouvement syndical à la fin du second Empire.
— Mutualités, résistances, Chambres syndicales. — La Chambre fédérale des sociétés ouvrières de Paris. — L'Association internationale des travailleurs. — Inquiétudes de la bourgeoisie libérale. — Attitude incertaine du gouvernement impérial, — Dispersion des syndicalistes après la guerre et l'insurrection communaliste. — Faïblesse du mouvement syndical aux débuts de la troisième République. — Loi Dufaure contre l’Internationale. — Réveil timide du syndicalisme : le Cercle de l'Union syndicale ouvrière ; ses tendances modérées ; sa neutralité politique. — Dissolution du cercle. — La Presse républicaine organise par souscription publique l'envoi de délégués des syndicats ouvriers à l’Éxposition de Vienne. — Inspiration modérée du rapport de ces délégués. — Nouvelle délégation ouvrière à l’Exposition de Philadelphie. — Un journal radical organise un Congrès ouvrier ; les ouvriers authentiques v ont seuls accès ; caractère strictement corporatif er réformiste de l’ordre du jour. — Modération du Congrès. — Approbations de la presse conservatrice et colère des révolutionnaires réfugiés à Londres. — Congrès ouvrier de Lyon (1878). — Présence d'une minorité révolutionnaire ; elle présente une motion collectiviste que le Con-
grès repousse. — Projet de Congrès ouvrier international à Paris (1879). — Veto gouvernemental. — Les Jeunes militants de la nouvelle génération secialiste saisissent cette occasion pour prendre pied dans le mouvement ouvrier, — Le Groupe du café Soufflet ; Emile Acollas, M. Gabriel Deville, M. Jules Guesde, le journal les Droits de l'Homme. — M. Gabriel Deville révèle le marcisme, — Fondation du journal collectiviste l’Égalité. — Les Syndicalistes veulent tenir leur. Congrès interdit. — La Police les arrête ; M. Guesde et ses amis se font arrêter avec eux. — Poursuites judiciaires communes ; M. Guesde porte-parole de tous les prévenus ; condamnation commune. — Popularité de M. Guesde et de ses amis parmi les syndicalistes. — Rentrée progressive des anciens combattants de la Commune. — Congrès ouvrier de Marseille 1879. — Jean Lombard. — Tonalité socialiste de la circulaire de convocation. — Admission des groupes d’études socialistes. — Mise à lordre du jour de l’ensemble de «la question sociale ». — Le Congrès se réclame officiellement du socialisme révolutionnaire, — Il décide que les syndicats se feront les organisateurs de la politique socialiste. — Constitution de la Fédération du parti des Travailleurs sociatisles. — Maïinmise du socialisme politicien sur le mouvement ouvrier.
CHApPirRe Il. — Du ('ongrès de Marseille au Congrès
de NANTES (TO TO LS TARN ES CE ne
Consultation de Marx et d'Engels sur le programme de la
Fédération des Travailleurs socialistes. — La Fédération organise un congrès aux Havre (1880). — Opposition au programme marxiste : les anarchistes parisiens ; les syndicalistes modérés de Paris, du Havre, de Bordeaux.— Scission entre syndicaux purs et socialistes. M. Keufer et l’Union syndicale. — Dissensions intestines dans la Fédération des travailleurs socialistes. — Les Blanquistes ; l'œuvre de Blanqui ; ses successeurs ; M. Édouard vaillant et le marxisme ; idées des Blanquistes sur le syndicalisme. — Les guesdistes ; M. Jules Guesde ; le Parti ouvrier français ; sa conception de la