ENCRES MR
G)AC BE Nos:
(3) AC. B. 27 (0 juin 1706), 29. 16 (16 juin 1708), 33. 61 (25 juin 1712), 42. 439 (5 juin 1720).
(4) Lettre de Colbert à Duchesneau en date du 28 avril 1677.
(s) Lettre de Colbert à Talon, 1666.
tation de broussaïlles; mais ces terres sont généralement les plus mauvaises — des marais ou des sols pierreux, sablonneux et arides. La nature apprit au futur agriculteur à dédaigner les terres aquatiques, sablonneuses; celles où le sapin, le cèdre cherchent un asile isolé. Mais quand il voyait un sol couvert d’érables, de chênes, .de hêtres, de charmes et de merisiers, il lui demandait d’abondantes récoltes de
froment, de seigle, de maïs, d’orge, de lin, de chanvre, de’tabac, de
légumes et d’herbes potagères de toutes les espèces (Raynal). Il eut bientôt fait de remarquer même que les terres les plus fertiles sont celles où les arbres sont le plus serrés et où croissent Les bois les plus durs, et c’est à ces régions que la hache des « tueurs » d'arbres s’attaqua de préférence. Cette idée finit par être si solidement ancrée dans l'esprit des pionniers qu’elle retarda plus tard la colonisation des prairies. La nature et la densité de la forêt étaient deux indices infaillibles de la bonté du sol.