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(5) Id., ibid.
(6) Id., IT. 02.
(7) Id., ibid. La pomme de terre était connue des Indiens. Ils en mangeaient, comme nous l'avons vu au chapitre de l'Economie indigène. Contrairement à ce au'avance Benjamin Sulte (La Pomme de terre, Revue Canadienne, 1803, pp. 84- 92) la pomme de terre ne fut pas introduite en Acadie par les Anglais ; elle était connue à Port-Royal dès le temps de Lescarbot, et nous avons reproduit plus haut ce que cet historien rapporte sur la culture de Ia patate faite à Paris de son temps, c'est-à-dire trois quarts de siècle avant la campagne entreprise en sa faveur par Parmentier (1780); voir encore Lescarbot, III. 030; Denys, Description, IT. 354-398; Lettre du Ministre à Vaudreuil et Bigot, AC. B. 107. 25 (24 février 1758) ; réponse de ceux-ci, AC. Crr. À. 103. 3 (8 août 1758).
(8) Le Ministre à Talon, 4 juin 1672, AC. B. 4. 50 et F3. 4. 85.
curer sur la place de Québec. C’est que le royaume avait considérablement accru sa consommation et qu’il était maintenant dans l’obligation d’en tirer du tabac des colonies anglaises (1). Les échantillons de l’île d'Orléans, de l’île du Pas et des environs de Montréal furent considérés de qualité supérieure à ceux des Trois-Rivières (2). Ceuxla même ne furent pas trouvés du premier coup tout à fait propres pour la consommation du royaume et l’on adressa à M. Cugnet, directeur du Demaine à Québec, des instructions pour que l’on donna les soins convenables au tabac canadien, et plus particulièrement à sa préparation (3). La Vallée du Saint-Laurent produisait déjà plus de 215.000 livres de tabac par année (1739), quand les fermiers généraux décidèrent d’en donner 25 livres le quintal, poids net rendu en France (4).