D'ACIE3 AS
CENXCAE 7 7 (ro mars 1701); 1 o1 80 (1709): 2 EO 273 (13 juin 1709); AC. F3. 0. 170 (10 juin 1710); 10 juin 1710, AC. Canada, Mémoires, 1706-1716 fol. 170; AC. B. 35. 47 (25 juin 1713); AC. B. 57. 652 (22 avril 1732) ; 16, 682 (29 avril 1732).
(3) A. de Bougainvile, Mémoire sur l'état de la Nouvelle-France, 1757, 3 RAQ 42-70; Kalm, II. 142. |
(4) AC. Crx, À. 31. 15 et 67 (1710); AC./B. 55. 537 (22 mai 1731).
(5) P. Boucher, p. 73.
(OMANCRC EMEA Mo 2 (1070)!
(7) Kalm, IL 50-51; La Hontan, p. 112.
(8) P. Boucher, ch. VI.
cieux et recherché » (1). Le caribou est fort bon surtout en pâté (2) < Le -mufle d’orignal est au-dessus de tout ce qu’on peut manger » (3). On ne voit pas de lapins (4). Bougainvillle nous dit que les lièvres < sont mauvais ». On les prend au collet. Le poil leur blanchit en hiver et devient roux l'été (5). Les Canadiens font grand cas du casor, décidé maigre. D’un goût un peu fade, il faut le relever avec une sauce piquante. La queue est un des trois morceaux, — les deux autres Sont le mufle d’orignal et la patte d’ours, — qui font les délices des colons. On la donne comme tout ce qu’il y a de plus rare (6). Le gibier à plumes est d’une très bonne chère. Les perdrix abondent et ‘elles sont « bien aisées à tuer, car elles ne s’enfuient quasi pas du monde » (7). Elles sont « grosses comme des poules », (8). En 1717, Vaudreuil et Bégon rendent une ordonnance portant défense de tuer les perdrix depuis le 15 mars jusqu’au 15 juillet (9). Dans certaines iles les oiseaux pullulent tant « qu’on les peut tuer aisément à coups de bâtan » (10). Il est facile d’abattre « quarante ou quarantecinq » tourtes « d’un coup de fusil » (11). On en fait des salaisons. De petits oiseaux appelés culs-blancs, aussi bons et délicats que les rougegorges de Verdun, sont une espèce de manne pour le pays dans l’arrière saison (12). Il est défendu d’aller à la chasse dans les terres ensemencées (13).
Le fleuve Saint-Laurent, les rivières et les lacs produisent abondamment du poisson dont beaucoup sont d’une grosseur énorme. On trouve le saumon, le hareng et le maquereau en aval de Québec. En
(1) A. de Bougainville, Mémoire sur l’état de la Nouvelle-France, 1757, 3 RAQ 42-70.
(2) Id., ibid.
(3) Id., ibid.
(4) Id., ibid.
(5) Id., ibid., et P. Boucher, p. 60.
(6) Bougainville, loc. cit.
(7) P. Boucher, ch. VI.
(8) Id., ibid. |
(0) AC. F3. 10. 124 (28 janvier 1717).
(ro) Champlain, édition de 1830, IT. 65.
(11) P. Boucher, ch. VI; La Hontan, 123-125.
(12) Bougaïnville, loc. cit.
(13) AC. Crr. À. 30. 341 (20 août 1705); 20 avril 1709, 3 EO 427
Acadie, Lescarbot a pu, en une demi heure, prendre des morues pour quinze jours et des plus belles (1). Denys parle d’huiîtres grosses comme un soulier. On vante beaucoup les poissons dorés, la truite, la carpe, le brochet et les maskinongés. La barbue multiplie partout. L'’anguille rapporte encore davantage. On la met en caques. « I y a tel homme qui en a pris plus de cinquante milliers pour sa part » (2). Le seigneur réclamait de ses tenanciers un poisson sur onze pris en
vue de la vente (3).