‹ Les Origines Économiques du CanadaChapitre 135 sur 149 · A. — LE PROBLÈME DE LA CIRCULATION · texte numérisé non relu

A. — LE PROBLÈME DE LA CIRCULATION

La faculté offerte à l'individu de s’approprier les ressources naturelles du pays à eu pour effet, avons-nous vu, d’attirer au Canada les multitudes de l'Ancien Monde, lesquelles, selon leurs aptitudes et les possibilités de l'heure, ont appliqué leurs énergies manuelles et cérébrales à des professions diverses: pêche, agriculture, industrie à domicile ou en atelier, coupe des forêts, extraction des métaux jacents sous les strates terrestres. Des efforts conjugués des travailleurs, fécondés par l'intelligence du souverain et de ses ministres, est née une masse imposante de richesses. Mais, en raison de la division des tâches, chacun ne consomme pas directement son apport au patrimoine social: le producteur d’une catégorie donnée d’objets cède ce qu’il en possède en trop à d’autres hommes qui lui donnent à la place ce qu’eux-mêmes ont en surabondance. Les biens passent ainsi de mains en mains, du pays en d’autres pays, par voie d'échange: il y a circulation. C’est cet ensemble de transactions qui va maintenant retenir notre attention, c’est le commerce intérieur (circulation locale, entre le citadin et le campagnard) et le commerce extérieur (circulation grande et éloignée) que nous allons définir, en même temps que les phénomènes concomitants, de la valeur (monnaie et prix) et des finances publiques.

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