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Nous aurions mauvaise grâce à taire ce que nous devons aux écrivains qui, à des époques et en des langues différentes, avec plus ou moins de précision, ont donné la synthèse de l’histoire économique de la Nouvelle-France. Ce sont, par ordre de date, l’abbé Raynal, Paul Leroy-Beaulieu, Salone, Shortt et Henri Lorin (1). Ces auteurs ont en commun ce caractère d’être difficilement accessibles. Non seulement les librairies ne disposent plus de leurs ouvrages, sauf l’étude de M. Lorin;. mais encore le Canada, si l’on fait exception pour la thèse de M. Salone, n’entre que pour une part dans leurs 2 à 23 volumes. En commun, hormis Salone, ils s’abstiennent encore de citer leurs sources. Ils n’ont point de notes justificatives au bas des pages. Néanmoins il est utile de les consulter. L'un excelle Ià même où l’autre péche. M. Leroy-Beaulieu rappelle que le Canada est né d’une illusion, du « mirage de l'Orient »; M. Lorin met en jeu les deux forces contraires qui travaillaient la jeune colonie, l’appel à la course et l’appel du sol; Adam Shortt traite à fond des variations monétaires qui ont marqué la fin du régime; quant à l’abbé Guillaume-Thomas Raynal, l'ami de Voltaire et de Jean-Jacques Rousseau, il devait à son siècle amateur de l’homme à l’état de nature de brosser du Sauvage un portrait brillant: il n’a pas failli à sa mission. « Européens, si fiers de vos gouvernements, de vos loix, de vos institutions, de vos monuments, vous ne feriez que de misérables sauvages dans les forêts; le
dans ce domaine le « Rapport sur les Archives de France relatives à l’histoire du Canada », préparé par M. Edmond Roy et publié à Ottawa en 1011 (1100 pp.) l'aperçu sur les « Manuscript sources of the History of New France and the French Regime in the Public Archives, Ottawa », contenu au volume 23 de l’encyclopédie canadienne « Canada and Its Provinces >» (Toronto, 1012-1917), sans œublier les notices bibliographiques de M. Thomas Chapais dans son & Jean Talon » (Québec, Demers, 1004), de M, Emile Salone dans son étude « La colonisation de la Nouvelle-France » (Paris, Guilmoto, 1906) et de M. William-Bennet Munro à la fin de sa solide monographie « The Seigneurial System of Canada » (New-York, Longman, 1907). Nous avons rédigé pour notre usage personnel un invertaire-sommaire de toutes les pièces des différents Dépôts de Paris qui touchent l’histoire économique du Canada français. Cet inventaire est trop volumineux (500 pages dactylographiées) pour que nous le reproduisions ici. Nous nous contenterons de classer proprement et succincteinent par matières, au fur et à mesure que celles-ci se présenteront dans notre exposé des « Origines », toutes les pièces intéressantes, ainsi que les imprimés, d’ailleurs. Cette œuvre ma été accomplie par personne encore.
(1) Voir dans la bibliographie la description exacte des ouvrages que nous présentons ici.