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LES PRINCES D'EUROPE

Les Espagnols considérèrent que l'Amérique entière leur appartenait légitimement, en vertu des bulles pontificales. Lorsque Narvaez partit d’Espagne en 1527, pour la conquête de la Floride, il emportait des instructions aux termes desquelles il devait apprendre aux indigènes que Dieu avait donné la terre à saint Pierre et à ses successeurs; que le successeur de saint Pierre avait cédé l’Amérique au roi Carlos et à la reine Juana, sa mère; que les Indiens devaient en conséquence obéir aux souverains de l'Espagne et à l'Eglise catholique; que s'ils refusaient de le faire, ils y seraient contraints par la force et réduits en esclavage, eux, leurs femmes et leurs enfants (1).

« La nation espagnole, écrit Lescarbot, veut que l’on croye qu’elle marche d’un zèle de religion en la conquête des terres occidentales, ce que tout homme qui sait la vérité de leurs histoires ne croira jamais. La convoitise du gai. a été l’aguillon.. qui a poussé les Portugais, Hespagnols et autres peuples de l'Europe à se hasarder sur l'Océan, chercher des nouveaux mondes deça et dela l’Equateur, et en un mot environner la terre; laquelle aujourd’hui se trouve toute reconnue par l’obstinée et infatigable avidité de l’homime, excepté quelques cotes. lesquelles ont été négligées, parce qu’il n’y avait rien à butiner. Les Hespagnols ne vont point ès Indes y étant menés de l’honneur de Dieu et du zéle de la foi, ni pour secourir et avancer le salut à leurs prochains. dequoy à faulses enseignes ils se vantent: mais l’avarice et l’ambition les y pousse. Ils ont tous tués les originaires

(1) D. Pasquet, Hist. pol. et sociale du peuple américain, Paris, Picard, 1024000 022;

du pays avec des supplices les plus inhumains.… Les Romains, — de qui l’avarice a toujours été insatiable, — ont bien guerroyé les na-

tions de la terre pour avoir leurs richesses, mais les cruautés Hespagnoles ne se trouvent point dans leurs histoires. Ils se sont contentez de dépouiller les peuples qu’ils ont vaincus, sans leur ôter la vie » (1)

Cette théorie de la souveraineté espagnole, telle que contenue dans les instructions de Narvaez, était valable aussi contre les Européens qui s’installaient sur les terres du roi d’Espägne, comme Menende se chargea de le prouver plus tard à la petite colonie que les buguenots français avaient fondée sur la côte de Floride.

Au moment où le Pape avait lancé sa bulle, l'Espagne et le Portugal étaient les seuls pays qui s’adonnassent aux grandes entreprises de mer. Mais il arriva que d’autres nations européennes prirent goût à la navigation au long cours, et entrèrent dans la même voie que le Portugal, et l'Espagne. A peiñe effectivement la nouvélle s’était-elle répandue en Europe des richesses immenses que Portugais et Espagnole tiraient de leurs possessions des Indes, que ç’avaient été chez tous les esprits entreprenants du vieux monde un mouvement général pour se rendre dans les mêmes contrées. Mais tous se heurtèrent à une interdiction absolue de la part de l'Espagne et du Portugal, lesquels, s'appuyant sur la bulle de 1493, s’arrogeaient le droit exclusif d'aller dans ces contrées pour y faire le commerce ou y coloniser. Les prétentions de ces deux pays à cet égard étaient de telle sorte et si entières! que, par le fait, les Indes orientales et les Indes occidentales se trouvaient absolument fermées aux nationaux de tous les autres Etats européens. L’impérialisme colonial était né. I1 prend son origine dans la bulle Inter cetera. Le résultat des actes d’Alexandre VI avait été de partager l'Europe en deux camps: l'Espagne et le Portugal d’un côté, toutes les autres nations de l’autre. « Nous pouvons, fait remarquer Lescarbot, à bon droit maudire l’heure quand jamais l’avarice a porté l’Hespagnol en l'Occident, pour les malheurs qui s’en sont ensuivis. Par son avarice il a allumé et entretenu la guerre en toute la chrétienté et s’est étudié à ruiner ses voisins, et non point le Turc. Je ne veux pas m’arrêter au partage fait autrefois par le Pape Alexandre. d’autant que ce qu’il en a fait a esté comme arbitre de chose débattue entre ces rois: qui ne leur apparte-

(r)MPescarbot, 14242 ITMr3-14 IT Tr.

nait non plus qu’à un autre. Et quand en autre qualité ledit Pape en aurait ainsi ordonné, outre que son pouvoir (hors son domaine) est purement spirituel, il est à disputer s’il pouvait, ou devait partager les enfants puisnés de l'Eglise, sans y appeler l’ainé… Au reste, les Terres-Neuves et Occidentales étant d’une si grande étendue que toute l'Europe ne suffirait à peupler ce qui est vague... >» (1). François I s’était inspiré de la même idée, quand il avait demandé qu'on lui montrât la page du testament d'Adam qui l’excluait de l'héritage de la terre (2).

C. — L'EXÉCUTION DE LA BULLE ee Cent À Écntr La Bulle Inter cetera fut cause qu’à partif de 1493, l’Europe ne

pouvait espérer de communiquer librement avec les Indes qu’à la condition d’obliger le Portugal et l'Espagne à y consentir, c’est-à-dire qu'après avoir brisé les résistances que ces deux pays lui opposaient à ce sujet. Après le Portugal, l'affaire n’avait pas été longue. Dès les premières années du XVII° siècle, vaincu par la Hollande, il avait été mis dans l’impossibilité de soutenir, les armes à la main, sa prétendue souveraineté sur toutes les contrées à l’est de la ligne des Açores. A partir de cette époque, les Indes proprement dites et la Chine pouvaient donc être regardées comme ouvertes, dans la réalité, à tous les commerçants et à tous les aventuriers européens, sans distinction de nationalité.

Mais, si quelques batailles navales avaient sufli pour obtenir ce résultat, on comprènd qu’il avait été loin d’en être de même avec l'Espagne, incomparablement plus forte sur mer et qui, d’autre part, jouissait en Europe d’une puissance qu’il n'aurait pas été prudent

(x) Lescarbot, I, 30, 117, 442.

(2) Pour le récit et l'appréciation des faits, voir: Pastor, Hist. des Papes, t. VI, p. 140, sq. et les ouvrages auxquels il renvoie; Hergenrother, Katholishe Kirche und christlicher Staat, Fribourg, 1872, t. I, p. 337 sq.; J. de Maistre, du Pape, chap. XIV: Dictionnaire apologétique de la Foi catholique, publié sous la direction de A. d’Alès, Paris, Beauchesne, 4° éd., 1909, pp. 83 sq.; Louis Pauliat, La Politique coloniale sous l'Ancien Régime, Paris, pp. 22-34; Lescarbot, op. cit. passim; Hugh Edward Egerton, The Origin and Growth of the English Colonies and of their system of Government, Oxford, Clarendon Press, 1004, pp. 30-31; S. E. Dawson, The Lines of Demarcation Of Pope Alexander VI and the Treaty of Tordesillas (Transactions of Royal Society of Canada, vol. V, par. 2, 1809); A.-V. Humboldt, Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne, 5 t. 1811.

d'affronter. L'Espagne était si peu disposée à renoncer à tous ses droits sur les pays à l’ouest de la ligne, qu’elle saisissait, au contraire, toutes les occasions possibles de les affirmer avec la plus inébranlable obstination. Afin même de bien convaincre tout le monde qu’elle n’entendait pas les laisser périmer en quoi que ce fût, — comme en dépit de ses défenses, des émigrants hollandais, anglais, mais surtout français, allaient fonder des « habitations » de l’autre côté de FOcéan, — de temps en temps elle faisait partir des escadres avec mission de parcourir les colonies qui avaient pu s’y fonder en violation de ses droits. C’est même dans une expédition de ce genre, sous Charles IX, qu’un établissement très prospère, créé par des Français dans les Florides, avait été impitoyablement anéanti, tous les hommes pendus, les plantations détruites, les maisons brüûlées. Tout Européen non Espagnol que les Espagnols rencontraient dans ces parages était en principe considéré comme forban et, sans plus de façon, traité immédiatement comme tel. Si la situation avait été modifiée du côté des Indes orientales, c’est-à-dire au regard des possessions portugaises, on voit que pour l’Europe, du côté des Indes occidentales, elle était aussi mauvaise que possible.

La Bulle reçut, il est vrai, son exécution entre le Portugal et l’Espagne (1), mais il n’en fut pas de même au regard des autres pays. Nous avons déjà vu que la Hollande l’ignora. Il en fut ainsi de l'An: gleterre. Dès 1496, Henri VII se refusa à admettre d’autre principe que celui reconnu par le droit des gens, à savoir que la souveraineté politique suit l'occupation, occupation qui doit avoir cette qualité d’être à la fois constante et actuelle. Vainement la cour d’Espagne lui fit-elle faire des protestations par la bouche de son ambassadeur à Londres, le roi « ne voulut rien entendre » (2).

La France se montra plus prudente. Elle ne pouvait à cette époque espérer à elle seule renverser la balance des forces et entrer en possession de « sa part de l’héritage d'Adam ». Selon le mot de Lescarbot, « la France n’était plus alors la France, mais la proie de l'étranger, qui nous sappe tous les jours, nous débauche nos alliés, et se rend puissant à notre ruine en un monde nouveau qui sera tout à lui » (3). Sous François I‘, sous François Il, sous Charles IX, sous

(1) Voir H.-B. Biggar, Les Précurseurs de Jacques Cartier, 1013, pp. xIv- XVI XVI XX OUVRE XV EX XVI,

(2) Id, 1bid., p.20.

(3) Lescarbot, IT, 8.

Henri IE, elle prit donc l'initiative de nombreuses démarches auprès de la cour d’Espagne, dans le but de lui tirer quelque adoucissement à un état de choses qui lui était si préjudiciable, Mais tout avait été en pure perte. Les Espagnols s'étaient refusés à entendre à rien, La seule concession que Henri IV avait réussi à leur arracher de ce côté, consistait en un article secret du traité signé entre le roi de France et Philippe II d’Espagne à Vervins, lieu natal de Lescarbot (1), au mois de mai 1598. Et cet article va montrer combien l'Espagne prétendait rester inflexible dans le maintien intégral de ses droits.

Il spécifiait simplement, en effet, que dépassé une ligne tirée de l’île de Fer, la plus occidentale des Canaries, et rejoignant les deux pôles, ligne que l’on appela « la ligne des Amitiés », tout serait à la force; en d’autres termes, que toute tentative des Français au delà de cette ligne serait à leurs risques et périls, et que les dommages qu’eux ou les Espagnols éprouveraient là-bas du fait les uns des autres n’influeraient en rien sur les relations des deux pays en Europe: aucun des deux gouvernements ne pouvant jamais adresser de ce chef la moindre réclamation à l’autre (2).

On s’imaginerait peut-être aujourd’hui que cet article n’était dans le fond qu’un leurre et qu’il représentait peu de chose, puisqu’en allant commercer ou coloniser au delà de cette ligne, un Français avait tout à craindre de l’Espagne. Et cependant cette puissance était alors si redoutable, que cette concession fut regardée à l’époque comme une victoire considérable. Chacun estima, en effet, que c'était beaucoup que la France n’eut rien à souffrir sur son propre territoire de ce que ses enfants aventureux iraient tenter de l’autre côté de cette ligne des Amitiés, qui, trente-sept ans plus tard, par un édit de Louis XIIT, devait devenir le méridien de la France et par la suite celui de tout le monde civilisé. En résumé, c'était le champ ouvert à l’audace, c'était la faculté accordée aux Français de tout entreprendre là-bas, pourvu qu’ils fussent en état d’y résister aux Espagnols et, si ces derniers venaient les y attaqger, de les repousser.

(1) Au cours des négociations, Lescarbot, qui venait d'être licencié en droit, prononça deux discours en latin devant le délégué du pape Clément VIIL

(2) La France inaugurait à Vervins une politique coloniale qu'elle devait reprendre en 1686 (Traité de Whitehall) et renouveler en 1727, politique qui consistait en la neutralité de la métropole et de ses colonies, lune au regard des

autres.

Les résultats acquis expliquent la différence que lon relève entre la politique coloniale française et celle de l'Espagne. Le roi de France en agissant par lui-même en Amérique se serait mis en confit avec la cour espagnole et la papauté. Aussi n’a-t-il agi d’abord qu’indirectement, par l’entremise de particuliers dont les actes d’empiètement n’entraînaient pas un état de guerre avec l'Espagne. On sait qu’au contraire, l'Espagne a été elle-même maitresse de ses flottes coloniales dès le début, que sa colonisation de l'Amérique a été une entreprise étatique: elle s’autorisait de la Bulle et du traité de Vervins (1).

Quoiqu’il ne fût pas douteux que l’article secret du traité de Vervins constituât un réel progrès, il n’en faut point conclure que la royauté française s’en est contenté. I1 donnait libre carrière aux corsaires et aux aventuriers, mais il ne permettait pas la colonisation en masse, Une des premières questions que les agents d'immigration avait à répondre était celle de savoir « si le pais était hors des incursions de l'Espagnol » (2). On cemprend alors que le plus ardent désir de la monarchie avait dû être que le courant d’émigration qui, dès les quinze premières années du XVII° siècle, s'était dessiné en France vers les Antilles et le continent américain, ne fût pas en butte, là-bas, à l'hostilité ou aux déprédations des Espagnols. Elle se tourna vers la papauté pour avoir ses bonnes grâces en faveur de ses colonies. Comme, après tout, les droits dont se prévalait l'Espagne stir le Nouveau Monde n’avaient d’autre fondement qu’une concession papale, la France désirait se ménager auprès de la curie romaine une médiation bienveïllante et autorisée, devant laquelle, à un certain moment, l’'Escurial serait obligé de s’incliner. Visant même plus loin, elle songeait, vraisemblablement, à provoquer, au sujet de la bulle d’Alexandre VI, une interprétation qui fût conforme à ses intérêts (3). D'où, sans doute, l’esprit d’apostolat qu’affichent les écrit de Lescarbot et

(x) « Le sieur de Monts. voyant la France en repos par la paix heureuse- . ment traitée à Vervins, proposa au Roy un expédient pour faire une habitation solide des dites terres d'outre-mer sans rien tirer des coffres de sa majesté. » (Lescarbot, 410):

(2) Remarque du père missionnaire Paul Le Jeune, cité par Emile Salone, dans son ouvrage La Colonisation en Nouvelle-France, p. 67.

(3) M. Dawson dans l'étude que nous avons citée déclare qu'il se trouve, dans les archives secrètes du Vatican un long plaidoyer tendant à prouver que la” décision du Pape ne s'appliquait pas au Canada, vu que la concession était limitée aux îles et terres fermes « per nuncios et capitancos vestros invente ».

les chartes du roi de France octroyées aux compagnies de commerce.

« Dieu doit meilleur succès, prétend Lescarbot, aux entreprises qui se renouvellent aujourd’hui pour le même sujet, lesquelles sont vraiment saintes, et sans autre ambition que d’accroître le royaume céleste » (1). À ceux qui seraient tentés de lui opposer le protestantisme des officiers de la royauté, il répond par avance: « L’Amiral de Coligny n’a pas toujours vécu: un autre eût fait des colonies purement catholiques, et eût révoqué les autres » (2). « Je vois par les Commissions de nos rois qu’ils ne respirent que l’avancement de la Religion Chrétienne, sans aucun profit présent » (3).

Ce qui est certain, c’est qu’un caractère de propagande religieuse est systématiquement donné sur le papier à toutes les entreprises de colonisation que la France tenta alors. Ce caractère, sur lequel les chartes ne manquaient jamais d’insister, ressort notamment du préambule de la Déclaration signée en mai 1628 en faveur de la compagnie qui s’organisa pour la colonisation du Canada:

« Comme il est de la gloire de Dieu et du bonhéur de cet Etat, y dit en effet le roi, que les soings que nous prenons de travailler pour l’avancement de la religion catholique, apostolique et romaine ne soient pas bornés dans la seule étendue de la France, mais qu’en imitant ce grand saint duquel nous portons le sceptre et le nom, nous fassions en sorte que la renommée des François s’espande bien loing dans les terres estrangères et que leur piété soit publique pour la conversion des peuples ensevelis dans l’infidélité et dans la barbarie; cette pensée nous a fait souvent jeter les yeux sur les peuples de l’Amérique, habitants de la Nouvelle-France dite Canada, et renouvelé le désir de procurer leur conversion » (4).

(1)Lescarbot, Il, 103.

Che AT A4 AR Er24

(3) Adde commission de François I à Jacques Cartier: « pour l’augmentation de notre mère sainte église catholique, de laquelle mous sommes dit et nommé premier fils » (17 oct. 1540, 3 EO 5-7). Et Lettres Patentes pour ie sieur de la Roche, 12 janvier 1598 (Henri VI) 3 EO 7-10. Ftc. etc.

11 n’y aurait que ce seul cas, qu’il ne serait assurément pas nécessaire de s’y arrêter davantage; mais, comme des articles analogues figurent dans toutes les chartes sans exception qui furent octroyées à cette époque, on est en droit de penser qu’il dut y avoir là, sinon quelque condition convenue avec le Vatican, du moins une maœuvre destinée à agir sur lui et à l’obliger moralement, à l’occasion de prendre le parti des colonies françaises contre l'Espagne.

La tactique porta des fruits, puisque Lescarbot qui avait tout d’abord critiqué avec tant de virulence le partage fait par Alexandre VI du Nouveau-Monde, termine son volumineux travail par la note

attendrie qui suit:

« Une chose doit remplir de consolation ceux qui sont vraiment pieux, que nôtre Saint-Père ayant receu la missive que j'ai couchée à la fin du second livre, a été fort joyeux qu’en son temps une telle chose:se face pour le bien de l'Eglise, et a prié Dieu pour [la] prospérité de l’entreprise du sieur de Poutrincourt [en Acadie] sur le corps des saints Apôtres, ce qu’il se propose de continuer, ainsi qu’on nous a dit: ayant donné pouvoir à Monsieur le Nonce de donner la benediction de sa part à tous ceux qui se presenteront pour aller habiter la Nouvelle-France » (1).

Toutes ces démarches et démonstrations furent moins efficaces toutefois que l’apparente stérilité du Canada. La fatale légende des « arpents de neige » avait déjà pris consistance: elle entraîna la renoncCiation volontaire à leurs droits théoriques des premiers prétendants à la propriété du Saint-Laurent. Le père Paul Le Jeune traduit cette idée quand il décrit son terrain de mission: « Cette part d’Amérique que nous nous sommes attribuée et dont il semble que les Espagnols, les Portugais, les Anglais, venus bons premiers, n’aient pas voulu » (2).

(x) Lescarbot, II], 032.

(2) V. Biggar, Les Précurseurs, 1013, pp. 7-8 et 86. — Pour tout cet article, voir surtout Pauliat, op. cit.

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