LE SAUVAGE - L'HOMME PRIMITIF
Le inagnilique développement de la culture humaine est universellement reconnu. Ce que l'on conteste, c'est qu'il soit autre chose que le perfectionnement de notre organisme physique. « Grattez le sauvage, nous dit-on en modiliant quelque peu un mot impertinent sur un grand peuple européen, et vous trouverez le singe, n Le matérialisme prétend qu'au début, l'homme n'est qu'un simple animal. Ces assertions sont appuyées sur deux arguments de fait qu'on croit invincibles. Le premier est emprunté à l'existence des peuples non civilisés, que l'on idenune à l'humanilc primitive par la bestialité qu'on leur attribue. Le second est tiré des merveilleuses découvertes que l'on a faites depuis quelques années sur l'homme des cavernes qui vivait longtemps avant l'histoire documentée. Nous devons eu conséquence coosidérer tour à tour le sauvage et le Troglodyte et demander aux faits impartialement constatés de nous renseigner sur l'humanité primitive, pour savoir si notre civilisation, avec tout ce q^u'elle comporte de développement intellectuel, artistique, moral et religieux, n'est qu'un brillant manteau sous lequel il serait facile da retrouver l'anthropoïde à peine dégrossi des premiers jours.
C'est des peuples sauvages que nous nous occuperons tout d'abord, nous bornant, comme pour tous les autres sujets abordés dans ce livre, à poser nettement le problème et à résumer le débat.
L'OItlGlME DE LA MORALE ET DE LA RELIGION. «81