ÉBAUCHÉE PAR MAINE DE DIRAN
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Après l'école qui ioterdit la recherche de la cause et celle qui dissout le principe de causalité, vient l'école critique qui sépare la raison du monde ptiéaoménal et û'admet pas .qu'elle puisse le rejoindre. — Elle a été une réaction contre les exagérations du cartésianisme. — Possibilité d'une conciliation.
I. DescarteB et Eant, p. 77.. — Le critère de l'évidence statué par Descartes est correct, car à la base de toute connaissance il y a l'intuition de la chose. — Descartes a donné la vraie formule du principe de causalité, en établissant que le plus ne peut . sortir du moins. — L'idée de la perfection dans notre moi imparfait implir que un principe de perfection. — L'erreur de Descarlea, accentuée par son école, a été de mettre la perfection avant tout dans l'intelligence comme cela résulte du cogito, ergo sum. — Imperfection de la notion intellectualiste de l'absolu ; elie ne lui reconnaît pas le pouvoir de se limiter lui-même et entraîne la négation de la. liberté. — Panthéisme de Spinoza. ' -
Réaction. Kant réagit contre cet intellectualisma métaphysique, p. 82. — D'après lui, toutes nos connaissances du monde extérieur sont entachées. de subjectivité par le fait que nous ne les voyons qu'au travers des idées de temps et d'espace qui sont essentiellement subjectives. — L'être en soi ou le noumine nous échappe toujours par suite de cet élément subjectif mêlé à la connaissance que nous croyons avoir soit de Dieu soit de nousméme. — Caducité de toutes les anciennes preuves de l'existence de Dieu. — La certitude mise dans la raison pratique, dans son impératif catégorique. — Il nous fait ressaisir comme un postulat la croyance en Dieu et dans la via future. — Les inconséquences de Kant. — It n'est pas toujours resté fîddle à son subjectivismo métaphysique. — Sa théorie du beau impli- ,que une linalité réelle dans la nature. — Le mal étant pour lui
«SB LES ORieiMES.
une prédominance anormale du inonde sensible, celui-ci doit avoir quelque réalité. — La loi du devoir réclama un monde réel pour se réaliser, sous p«ine d'être elle-même chimérique.
— La raison pratique nous élève b un Dieu saint. — De là découle SEf véracité qui nous sauve de l'illusion universelle.
II. Maine de Biran, p. 90. — Il nous fait sortir du subjeclivj^me de Kant, en montrant que les grandes intuitions de la raison, telles que les notions de substance, de causalité ou de temps,
'sont confirmées par l'activité du moi qui se sent durable, actif et successif. — Originalité de sa théorie de l'effort, qui amène le moi à se distinguer du non-moi, par la nécessité de triompher de la résistance du corps. — La volonté entre en jeu avec l'effort qui, à un degré supérieur, s'appelle l'attention, puis la réflexion. — Le vouloir devient le moteur principal de la vie intellectuelle comme de le vie morale. — Maine de Biran doit être complété par Kant,
— 11 a trop donné à l'expérience du moi et pas assez à Ta priori do la raison que l'expérience confirme, mais ne crée pas.
III. Le crlticisme français, p. 94. — Il va plus loin que Kant, en écartant jusqu'au nouméne. — Légitimité du crilicisme français comme réaction de la conscience contre le fatalisme métaphysique. — Possibilité pour nous de nous élever à la liberté comme principe absolu.