CHAPITRE IV
s DE LA CONNAISSANCE.
Réinmft des chapitres précédents, p. 104. — Genèse et développement de la connaissance. — La sensation ne fournit des idées qa'en se fliLant par la mémoire et grâce aux grandes opérations 4e l'esprit qui permettent à celui-ci de comparer, d'abstraire et de généraliser. — L'activité do la raison est nécessaire pour statuer des lois et saisir leur enchaînement. — Le monda extérieur n'est donc perçu que par l'entendement. — Il a'est connu par nous que modifié par nos sensations. .>— Nous n'en obtenons qu'une ■traduction, mais cette traduction est Adèle. Le moi, en prenant conscience de lui-même par l'acte de vouloir sollicité par l'effort qui l'amène à se distinguer du non-moi, reconnaît en lui la raison ■el ta conscience avec leurs axiomes. — Le principe de causalité,
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qui est l'axioiae fondamental de ]a raison, la reporte au-dessus d'elle-même, à la cause parfaite et première dont elle a l'idée en elle-mënie au sein de son imperfection. « Je suis une chose imparfaite qui a l'idée de la perfection. > — La grande preuve cartésienne de l'existence de Dieu développée par Fènelon, Bossuet et Mabbranclie, conserve toute sa force une fois que, sous l'inQuence du criticisme de Kant, elle a été pénétrée de l'idée morale et que le principe premier n'est plus simplement l'absolu illimité, mais l'absolue liberté.
R&la de la volonté dans la coimaissaiice, p. 114. — 1° L'attention implique un acte de vouloir; — - 2° tout jugement qui applique un attribut à un sujet suppose un choix de l'esprit; — 3" l'erreur positive a pour cause une négligence, une paresse de l'esprit qui s'arrÉte trop tût dans sa recherche; — 4° la vérité morale eat une obligation avant d'être une évidence. L'intuition, qui est le point de départ de la connaissance dans tous les domaines, ne peut être forcée comme si elle était la conséquence d'un syllogisme ; — 5° la vérité religieuse, qui nous donne comme objet premier une personne vivante, réclame l'amour. Le rôle de la volonté et du sentiment pour les vérités de cet ordre repose sur la loi fondamentale de la science eipërimentsle qui, d'après Claude Bernard, varie et proportionne ses moyens de connaître à la diversité des objets à connaître. — Même loi de certitude formulée par Clément d'Alexandrie en ces termes : Percevoir le semblablepar le semblable; — 6° universalité des applications de cette loi.