CHAPITRE V
LA SOCIÉTÉ HirUAINE BT LES SOCIÉTÉS ANIMALES.
1" Caractère spéciltque de la société humaine, p. 326. Le contrat. Fin sociale de l'homme d'après Aristote. — La société humaine s'élève de la sociabilité instinctive à la sociabilité voulue qui repose sur le contrat. Le contrat la fait passer de l'état de fait et de nécessité à la liauteur de société voulue reposant sur la justice. — Chimère du contrat social de Rousseau. Le contrat n'est pas né d'une délibération, mais d'une prédisposition essentiellement humaine. — Incompatibilité de la notion de contrat développée par M. Fouillée, avec ses conclusions déterministes qui font de la liberté une simple idée sans réalité.
II. Réfatation de la «ociologle du potittrisme et de la aanTella ps^ehologie allemande et anglaisa, p. 336. — Le positivisme rattache absolument la sociologie à la biologie. — Réfutation d'Auguste Comte par lui-même. Ses dernières conceptions sociologiques dépassent de beaucoup la biologie par leur mysticité humanitaire.
Exclusivisme de Buckle et de Bagehot* Élimination des éléments
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supérieurs de la société liumaine| p. 337. — Sociologie d'Herbert SpoDcer, p. 34i. — Application pure et simple du principe de la IransfonnattoD de la force à la société. — Identification absolue du corps politique et du corps humain. — Théories analogues de Sctaœfle et de Jsger. — Objections : 1" Distance infranchissable entra le physique et le moral ; 2" impossibilité de confondre la vie simplement instinctive et ta vie consciente et réfléchie.
m. Lea colonies et le* «ociétéB animalM, p'. 341, Lea oolonïea anlmalsi do M. Parrlsr, p. 340. — Base spiritualiste de Tauteur. Chaque être vivant constitue une colonie, une société de cellules. Exception faite en faveur du moi humain qui n'est pas une simple résultante des membres d'une colonie. Cette exception est écartée par M. Espinas, dans son livre iw lea sociétés animales, p. 348. — D'une part, d'après lui, chaque être vivant constitue une société de cellules ayant chacune leur individualité. De l'autre, la société humaine aboutit à une seule conscience. — Incompatibilité de cette théorie avec la vraie notion soit de la société qui implique l'accord de consciences distinctes, soit de l'individualité qui réclame l'unité réelle de la conscience. Les trois degrés de la vie sociale communs, d'après M. 'Espinas, à l'animalité et à l'humailité, p. 351. 1° Sociétés de nutrition ; — 2" sociétés de reproduction ; — 3" sociétés de relations. Transfornlation profonde que subissent ces trois sociétés dans l'humanité, grâce à la vie libra et consciente.