‹ Les origines grecques du stoïcismeChapitre 11 sur 25 · Diogène Laërce, VI · texte numérisé non relu

Diogène Laërce, VI

2. « Stoicos constat universam de naturalibus rationem ex Heracliteis hausisse fontibus » (Dauriac).

rencontrer ainsi dans la personne de Cléanthe ', de Sphérus et d'Ariston autant de savants commentateurs.

De fait, plus on étudie de près les deux doctrines, plus les points de rapprochement et même de contact se multiplient -. Identification du principe spirituel et du principe corporel, partant dynamisme et matérialisme étrangement associés dans l'explication des choses : Dieu défini un feu universel toujours en action ^, doué d'intelligence et de pensée, capable de produire les êtres, puis de les consumer, pour les ressusciter et les détruire de nouveau à travers une suite infinie de révolutions : le monde assimilé à l'harmonie d'une lyre dont les cordes sont alternativement tendues et détendues^ : le feu tout à la fois substance des choses et emblème de la mobilité qui rend possibles leurs incessantes transformations*^, les intelligences humaines n'arrivant à la sagesse qu'en aspirant en quelque sorte l'intelligence divine laquelle suffit à tout sans s'épuiser jamais : la raison dépouillée de tout caractère personnel et proclamée universelle ^ ; les opinions individuelles tenues à s'incliner devant cette loi suprême; enfin le contentement intérieur (eùapsaTYjatç) présenté comme le résultat naturel

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