‹ Les origines grecques du stoïcismeChapitre 15 sur 25 · Dissert · texte numérisé non relu

Dissert

6. VI, 14 et VI, 104 : Koivwvia ti; txiç Suo rauxaiç aipÉTedîv e<jTtv. oôev xal tàv xuviffftbv slpi^xadi GuvToaov Itt ' àpeTrjv o8ov. Dans un autre passage

commune en affirmant l'étroite affinité de Tune et de l'autre école.

Pour compléter et achever ce mémoire, il reste à jeter un coup d'œil sur les deux maîtres par excellence de la spéculation hellénique : Platon et Aristote. Que Zenon et ses successeurs immédiats n'aient jamais songé à se rattacher officiellement, si Ton peut ainsi parler, soit à l'Académie, soit au Lycée, il n'y a pas lieu de s'en étonner ; c'eût été de leur part s'ôter le droit de se constituer en école indépendante à côté et peut-être en face de ces deux (( institutions » philosophiques. Rappelons ici que Zenon avait lui-même suivi les leçons d^Xénocrate d'abord, puis de Polémon ^ : mais la tradition est muette sur l'attitude qu'il adopta à l'endroit des doctrines académiques. Quant à Chrysippe, il fit un jour, dit-on, cette déclaration surprenante : « Je ne prendrai aucun repos que je n'aie réfuté les erreurs commises par Socrate, Platon et Aristote sur les questions les plus importantes, les plus capitales. » A en juger par le traité de Plutarque sur les contradictions des stoïciens, il semble en particulier que le fameux controversiste du Portique n'ait laissé échappé aucune occasion d'étaler les divergences entre sa doctrine et celle de Platon. Il ne pardonne pas à celui-ci d'avoir placé la santé au nombre des biens : il lui reproche d'avoir dit que pour qui ne possède pas la science de la vie mieux vaut ne pas vivre : il en veut au Géphale de la République entreprenant de détourner les hommes de l'injustice par la crainte des

du même compilateur (Vil, 121), cette dernière opinion est attribuée au stoïcien ApoUodore.

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