G.— Cf. Diog. L., VII
2. N'est-ce pas également une sorte d'avance au stoïcisme que la démarcation tracée entre les peines naturelles et celles que nous crée la réflexion (52 A) ?
jusqu'à nous, nul doute qu'il offrirait avec' le dialogue platonicien du même nom un parallèle plein d'intérêt. D'un côté comme de Tautre on s'était placé en pleine abstraction ; aussi le fondateur de Técole nouvelle reprend à son compte sans hésiter la thèse de la communauté des femmes ^ Et en vérité où est la différence entre le philosophe de la République et le sage du Portique? L'un et l'autre n'ont-ils pas un droit naturel au commandement - , ne sont-ils pas seuls libres, seuls rois ^? Zenon affirme que le sage « se suffît à lui-même ^ » ; avant lui Platon avait écrit : « S'il est un homme qui puisse se suffire et se passer des autres hommes pour être heureux, c'est le sage : ce ne sera donc pas un malheur pour lui de perdre un fils, un frère*, des richesses ou quelque autre bien de cette nature » ^. — Les stoïciens attachent un tel prix à la tranquillité de l'âme qu'ils blâment les passions même les plus généreuses, même la sympathie, même la pitié. N'est-ce pas une théorie fort voisine qui a dicté à Platon son réquisitoire presque entier contre l'admirable poésie de la Grèce ®, et notamment ses protestations contre l'épisode où Homère nous montre Priam se roulant dans la