‹ Les origines grecques du stoïcismeChapitre 21 sur 25 · D.-Cf. Rep, 486 A · texte numérisé non relu

D.-Cf. Rep, 486 A

3. 47 B-G. — Cf. Philèbe, 29 B. et Plutarque, Destoïc, repugn.

Timée et les traités stoïciens nous représentent à Tenvi Dieu commç Tartiste suprême * et F univers comme un animal parfait, lequel doit avoir en propre la vie, Tâme et rintelligence que L'on admire dans ses parties? Comme Platon 2 Chrysippe distingue avec soin dans Timmense économie de la création les causes parfaites et primitives, et les causes auxiliaires et postérieures ; comme Platon encore, Cléanthe se refuse absolument à mettre au. compte de la divinité Fexistence du mal ^. Et si dans le Timée Tunivers est gratifié par son auteur d^une jeunesse immortelle, les perpétuelles révolutions cosmiques rêvées par l'école de Zenon se rencontrent déjà, chose curieuse, dans le mythe du Politique.

Ainsi Platon avait sans doute fourni à Fécole nouvelle plus de matériaux que ne voulaient le donner à entendre ses premiers représentants ^ ; mais certains rapprochements étaient si naturels que dans l'évolution ultérieure du stoïcisme la renommée et Tinfluence de Platon iront grandissant de siècle en siècle, à ce point qu'au jugement

L Les stoïciens appelaient Dieu 5y)(jlioupyo; ty); Staxodav^dso)? xcSv 8Xct)v (Diog. Laërce, VII, 137 et 147). Cette dernière expression est elle-même déjà dans Platon ; ô vou; tô icav 8taxexo(j(jL7|X(i); [Lois^ XII, 966 E.) Mais, différence capitale, Platon ne confond nulle part comme le feront les stoïciens, la natnra naturans et la naiura naiurata.

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