‹ Les origines grecques du stoïcismeChapitre 22 sur 25 · Timée, 42 D.-Gf. Hymne à Jupiter, v · texte numérisé non relu

Timée, 42 D.-Gf. Hymne à Jupiter, v

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4. Cf. Pierron, dans l'introduction à sa traduction de Marc Aurèle: « Zenon a trouvé dans le champ immense des œuvres de Platon quelques blocs déjà ébauchés et qui s'adaptaient à son plan : il y a mis la dernière main, il les a fait entrer dans l'économie de son édifice, mais non pas seuls, tant s'en faut, ni peut-être au lieu qu'eût préféré ce grand génie, »

de M. Schmekel *, Panétius et Posidonius auraient plus de titres à se porter les légitimes héritiers de Platon qu'Arcésilas et Garnéade, leurs irréconciliables adversaires. Panétius - parlait sans cesse de Platon, en qui il révérait « le plus sage et le plus saint des philosophes » ; quant à Posidonius, un des traits caractéristiques de son enseignement, c'est son retour à peu près complet à la psychologie platonicienne, laquelle distinguait nettement dans Tâme l'élément rationnel de l'élément passionnel, tandis que vers le même temps, par une réciprocité de courtoisie, Antiochus, selon un mot ingénieux des anciens, introduit le Portique tout entier au sein de l'Académie ^. Sénèque, comme on le sait, a fait une étude approfondie des grands dialogues platoniciens, que Marc Aurèle cite fréquemment et avec une sorte de vénération.

Si nous connaissions mieux ce qu'enseignèrent à l'Académie Xénocrate et Polémon, ces contemporains de Zenon qui fut leur élève, il y aurait sans doute un chapitre intéressant à ajouter à ce mémoire ^. Deux ou trois appréciations isolées et d'une autorité discutable, voilà tout ce qui appartient à notre sujet au milieu des textes plus nombreux que décisifs qui concernent ces deux philosophes. Ainsi, l'on apprend que Xénocrate, célèbre par l'austérité de ses principes et de sa vie, avait repris, en les accentuant encore, les thèses les plus saisissantes de la République sur

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