‹ Les origines grecques du stoïcismeChapitre 3 sur 25 · Une inscription découverte en 1870 en fait foi · texte numérisé non relu

Une inscription découverte en 1870 en fait foi

tradition adoptée par É. Zeller veut que son père lui ait un jour rapporté d'un voyage divers ouvrages scientifiques et philosophiques (entre autres ï Apologie de Socrate *) et que ces livres lus par lui avec avidité aient décidé d'abord de sa vocation, plus tard de son départ pour la cité de Minerve, depuis tant de générations le véritable, presque Tunique foyer intellectuel du monde hellénique. Ses biographes ajoutent que sa figure basanée respirait Tascétisme oriental - : mais ne serait-ce pas là une de ces inventions imaginées après coup afin de mettre les traits d'un grand homme en harmonie avec son rôle moral?

Et de même que le maître, les plus remarquables d'entre ses disciples sont des Grecs du dehors. Persée qui écrivit sur Zenon des commentaires aujourd'hui perdus, analogues aux Mémorables, est né lui aussi à Gitium, Gléanthe à Assos en Troade, Ghrysippe à Soles en Gilicie, Ariston à Ghio, Hérillus à Garthage, Boéthus à Sidon, Sphérus sur les bords du Borysthène, Diogène le Babylonien sur ceux du Tigre. Les restaurateurs du stoïcisme au ii® siècle avant notre ère, Panétius et Posidonius seront originaires, le premier de Rhodes, le second d'Apamée en Gilicie. Ainsi, selon la remarque de E. Zeller, la Grèce proprement dite n'est pas représentée dans l'école, sinon par quelques personnages obscurs de troisième ou de quatrième ordre. On cherche en vain un stoïcien marquant qui soit Athénien de cœur et d'esprit, et cela se comprend ; le sens de la mesure était à un trop haut degré l'apanage de cette race d'élite -^

Ici se pose un problème. Depuis les Pères de l'Église, une tradition plus ou moins arbitraire veut que Pythagore,

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